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 Tire la chevillette, la bobinette cherra. / Pv ◄

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MessageSujet: Tire la chevillette, la bobinette cherra. / Pv ◄   Ven 24 Fév - 10:57



Maison de Joy, salle de bain, 15:52


J'allais être en retard. J'allais être en retard ! C'était sûr ! Et pourtant je m'obstinais à me préparer, sous le détaché du chat. Chat qui avait était affectueusement prénommé... « Le chat ». Il paraissait que je l'avais prénommé autrement lorsque j'étais plus jeune, mais entre temps, le temps avait passé, et la nature de la bestiole avait dépassé son identité. Je me coiffais, encore, et encore, c'était la quatrième fois que je me maquillais, et je ne savais même pas pourquoi j'y passais autant de temps ! Est-ce que j'étais devenue folle ? Il était fort probable que oui. Toujours était-il que j'avais essayé un jean, pour me dire qu'il me fallait un chemisier par dessus ça, puis pour me dire qu'en fait j'aurais été mieux en robe, mais que ma robe fétiche était au sale... Oh, tant pis, j'en avais plusieurs. Mais il allait me trouver très originale... Rah ! Et puis, une fois habillée, on aurait dit que je me rendais dans un bal. Encore mieux. BON. J'allais pouvoir trouver quelque chose, forcément.


« Miaaaou. »

Finalement, j'avais opté pour une robe blanche. Sacrilèèèèèèèège ?! Mais non, bien sûr que j'avais du rouge sur moi. Mes chaussures, et le haut de la robe, de la poitrine à la taille, en serré, pour ensuite partir dans quelque chose de beaucoup plus léger, qui ondulait gracieusement à mes pas. Au moins, ça faisait quelque chose qui avait de la grâce, faute d'en avoir moi même... Bon, j'abusais peut-être un peu. Mais bon, voilà, j'étais prête. Un dernier regard pour ma boite mail, juste pour voir si le fameux Jason avait annulé le rendez-vous. Visiblement non. Parfait ! Puis un dernier regard dédaigneux vers le chat, mon ennemi de toujours, j'attrapais mes clés et fermais la porte. Dans mon sac à main, il y avait... Un calepin et un stylo pour prendre des notes, mon téléphone, mon portemonnaie qui faisait également office de portefeuille, un paquet de chewing-gum, un briquet, un paquet de cigarette, oui, bon, j'avais fait croire à Snow que j'avais arrêté, mais non, pas totalement. Quoi d'autre... ? Un relevé bancaire qui datait de longtemps maintenant, un vieux bouquin que je n'avais fini, une ceinture, du fil dentaire, des trucs de filles... Bref. Je pense qu'il est inutile que j'aille plus loin.


Rue, alentour de l'appartement de Jason (espérons), 16:22

Opération trouver l'appartement. J'avais garé la voiture. Enfin... J'avais dû retourner chez moi, parce que je m'étais rendue compte que j'avais oublié les clés de la voiture, alors oui, je m'étais payé un nouvel aller-retour en soupirant, et une fois dans la voiture, j'avais prié pour avoir de l'essence, et ne pas avoir d'accident ou quoi que ce soit qui pouvait se classer dans la catégorie « empêchements ». Perfect ! Rien, le trajet s'était bien déroulé, il n'y avait même pas eu d'embouteillages. Avec un peu de chance, j'allais rattraper mon retard. Même si je gardais à l'esprit que j'avais plutôt pas intérêt à aller plus vite que la musique, me faire choper par les flics n'était en aucun cas une bonne idée. Bref, j'arrivais dans Main Street, avec un nombre. 35... Et bien sûr, impossible de trouver LE 35... C'était officiel, j'avais la poisse aujourd'hui. Poisse qui s'était déclenchée dès que j'avais posé le pied en dehors du travail. Sur un chewing-gum à la fraise, en fait. Bref. J'étais même tentée de demander à quelqu'un si il savait où se trouvait l'appartement de Jason... Jason comment ? Ah ! Pour cela, merci à son adresse sur le mail qu'il m'avait envoyé. Wolf ? Bon, en espérant que ce ne soit pas un pseudo, je cherchais le nom un peu de partout. Mais j'allais quand même pas crier de partout que je cherchais... Un loup ? Stupide petite fille. Essoufflée, je m'arrêtai devant un bâtiment et regardai machinalement les boites aux lettres. Stupide jeune femme... J'avais dû passer devant trois fois. Tiens, il y avait deux noms... Je restais septique un moment, alors que des tas de questions fleurissaient dans ma tête, puis j'entrepris de monter les marches quatre par quatre. Troisième étage comme il était cité sur la plaque de la boite au lettre.


Immeuble, devant la porte, 16:42


J'avais raison, j'étais en retard. De dix minutes au moins... Rah ! Je n'avais jamais été une pro de la ponctualité, mais quand même, ça ne le faisait pas trop, surtout que j'avais déjà repoussé d'une demie-heure... Je soupirais profondément, reprenant définitivement mon souffle, jetai un œil à ma bouille dans le mini-miroir que j'avais rangé dans mon sac, recoiffait une ou deux mèches de cheveux, et me sentis prête. Je faisais peur... Depuis une heure que je me préparais sans relâche, pour... Un tableau ? Oula. Ça n'allait pas mieux moi hein. Mais bon, comme on dit, on a la droit d'être présentable, non ? Il fallait bien que je me trouve des excuses pour avoir un comportement si bizarre, parce que, non, ce n'était pas vraiment mon style de me préparer ainsi pour juste... ça. Déjà que je rechignais à le faire pour le boulot alors qu'on me l'avait gracieusement demandé... Bon. Je calmai le tremblement nerveux de ma main et pris sur moi pour être forte. Il n'y avait rien de bien compliqué à frapper à une porte, hein ? Trois petits coups, vifs. Ce n'était pas comme si un grand méchant m'attendait derrière et que j'allais finir dans son assiette. Ni comme si j'allais voir mon patron pour lui demander une nouvelle augmentation... Mais ça c'est une autre histoire. Je l'avais fait ! J'avais frappé ! … Du calme Joy.


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MessageSujet: Re: Tire la chevillette, la bobinette cherra. / Pv ◄   Ven 24 Fév - 12:24

Il était une fois... Un loup artiste.

Il n’était que 16h30, et déjà j’en venais à me dire qu’elle avait sans doute changé d’avis. Pourtant elle avait répondue à mon mail… Fallait que j’arrête d’être aussi pressé ! Surtout qu’au niveau de la ponctualité, je n’étais pas un exemple. Mais j’avais cette foutue impression que chaque seconde résonnant dans l’appartement, n’était qu’une évidence qui résonnait elle-même dans ma tête et me disait qu’elle n’allait pas venir. Je n’étais pourtant pas le stéréotype du psychopathe refoulé, si ?



Imaginez moi, vêtu d’un jean usé et d’un t-shirt blanc imbibés tout deux de peinture. Et moi, qui un pinceau à la bouche me prends pour un artiste en saisissant ma toile de mes coups abruptes. Ca à peut être un côté sexy, mais je peux vous assurer que j’avais mit du temps à faire cette peinture, me demandant à chaque heure que je voyais passer ce qui m’avait vraiment poussé à faire ça. Ne jamais reculer devant rien… N’était ce pas ce que tout le monde se répétait pour vivre heureux entouré de toutes les surprises du monde ? Et bien je devais sans doute en faire partie… Le pire étant que je n’avais pas peint cette toile vite fait bien fait dans le seul but de l’inviter. J’avais passé huit heures entières à m’atteler à cette chose qui se tenait devant moi et qui à chaque coups de pinceaux, s’épaississait sous mes doigts. Je ne savais pas si c’était beau, ni si ça avait le mérite d’être reconnu, mais je crois que plus je me concentrais sur ma tâche, et plus elle devenait intéressante. Bien sur ce n’était pas aujourd’hui que j’allais concurrencer les plus grands artistes de ce monde, mais même si cette chose ne ressemblait à rien, et je crois que malgré mes efforts elle n’aurait jamais ressemblée à rien, elle continuait de m’appartenir, représentant l’environnement flou de mes rêves.

Un fond sombre, se mêlant dans des mélanges de noir, de gris et de blanc formant d’innombrables couleurs qui se mêlaient et formaient à elles seules l’environnement d’un inconnu familier. Il y’avait aussi des sortes de barreaux noirs qui se différenciaient subtilement du fond pour représenter abstraitement une forêt. Décidément je n’avais pas toute ma tête. Même un gamin de deux ans aurait pu faire ça… Sans compter que ma splendide œuvre était brisée par ce rouge sang qui s’apparentait à cette cape qui hantait mes nuits, mais aussi à sa robe à elle. Une robe que j’accusais d’être ensorcelée pour m’avoir ainsi enchainé à elle. C’était des fleurs je crois, toutes ces petites formes rouges qui arpentaient le sol de ce monde imaginaire. Bien sur ça ne ressemblait ni à une forêt, ni à des fleurs, et j’avais passé bien trop de temps sur cette chose qui finirait très vite à la poubelle. Et pourtant j’en étais fière moi ! Pour une première en peinture il fallait avouer que je m’étais bien débrouillé ! En espérant que ça lui plaise à elle. Mais quoi qu’il en soit il fallait que je lui avoue la vérité… Je n’allais pas me faire passer pour un artiste juste pour elle. Mais je n’étais pas même sur de connaître la vérité alors…

Mais maintenant c’était terminé ! Enfin ! Et oui il ne faut pas abusé des bonnes choses ! Et déjà que huit heures équivalent à une journée entière de bordel dans l’appartement m’avaient presque valu de me faire assassiner, je crois que j’avais bien mérité une pause. J’en venais même à plaindre Rosea de vivre avec moi, comme quoi ! A croire que j’avais encore un peu de compassion en moi ! Hey… Je n’étais pas un être sanguinaire, se tapissant dans l’ombre en attendant que des proies innocentes viennent croiser son chemin après tout ! Même si sur le coup, ça avait un côté étrange de penser ça… Bref… J’étais à deux doigts d’aller me servir un verre d’alcool là. C’était d’ailleurs étrange pour quelqu’un qui avait une nature aussi patience. Il fallait dire que je l’avais toujours été, sachant parfaitement que la plus efficace des armes d’un homme était la patience et la réflexion. Je crois que si j’avais été un animal, j’aurais été un petit renard blanc tiens ! Mais c’est hors sujet, je plus sois totalement… Surtout que je ne suis pas sur que la moustache et la longue queue touffue m’aille tant que ça… Bon, et si on arrêtait de parler de ça ? Je sais que je débite pas mal de conneries et que je ne peut même pas m’en vouloir, mais là, ça dépasse toutes mes espérances… Surtout que j’étais en ce moment même dans un combat de tennis entre moi et le plafond, laissant ma balle se heurter contre celui-ci pour que je puisse la rattraper, quitte à me tordre dans tout les sens en cas d’accident. Quel sportif ! Ca impression les sports dangereux comme ça, hein ? Je pourrais toujours mettre dans mon CV que j’exerçais un sport de haut niveau avec mon plafond… Je suis persuadé que ça pèserait sur la balance… Pas sur que ce soit dans le bon sens du terme par contre…

Le bruit d’un poing frappant contre la porte… L’horloge indiquant 16h40 de ses aiguilles. Ca ne pouvait être qu’elle. Ou plutôt, il fallait que ce soit elle. Me redressant sur mes pieds je m’étais alors dirigé vers la porte à l’opposé de la pièce. L’appartement n’était pas très grand à vrai dire, la pièce principale faisant office de salon et de cuisine. Cuisine ouverte s’il vous plait ! Et puis ne parlons pas du bordel que je ne pouvais m’empêcher d’accumuler malgré les efforts de ma très chère colocataire. D’ailleurs heureusement qu’elle n’était pas là cette après midi là… J’aurais déjà imaginé la scène. Mais j’allais être en bien meilleure compagnie sur le coup ! Un dernier regard dans le miroir. Une vraie fille je vous jure… J’aurais sans doute pu faire un peu plus d’efforts en m’habillant, mais j’avais décidé de garder le style jean noir et débardeur blanc avec col en V pour y glisser mes lunettes de soleil au cas où je sorte non ? Oh puis mince hein ! Et je n’allais pas passer mon heure à regarder mon reflet dans le miroir après tout. Alors j’ouvris la porte avec un grand sourire comme pour lui montrer que je savais que c’était elle, ou plutôt que j’espérais vraiment que ce soit elle…


« Salut ! »


Et mon intuition était plutôt bonne ! Même si mon regard se dirigeait plus vers sa robe blanche et rouge. Décidément c’était son truc les robes… Ce qui n’était pas pour déplaire, pour ne pas dire « me déplaire ». Mais le but de la journée n’était pas vraiment de regarder sa robe… Avec toujours mon sourire malicieux je l’invitais à entrer en silence, ouvrant grand la porte avant de me diriger vers le salon sans même l’attendre. Il fallait que j’aille chercher mon tableau. Que je me débarrasse de cette horreur qui horrifiait ma chambre et Rosea par la même occasion. Comme quoi elle n’était pas si inutile que ça mon œuvre !


« Assieds toi sur le canapé je vais chercher le tableau ! »


Oui, je ne perdais pas de temps. Mais j’étais aussi patient que speed. J’aurais tout le temps de lui servir un verre quand je serais revenu après tout, histoire de faire bonne impression, même si ce n’était pas ma plus grande priorité. D'ailleurs je ne savais même pas pourquoi je l'avais tutoyée... Après tout on avait dépassés le stade de se vouvoyer comme des inconnus non ? J’eus alors un petit moment d’hésitation en sortant de la chambre avec le tableau, observant les fleurs rouges avec scepticisme. Il fallait que je me retienne de rire sur le coup, car me voir en train de peindre avait été vraiment ridicule et j’en étais même à rire moi-même de cette situation. Mais ne voulant pas paraître suspect, je déposais sans attendre le tableau sur la table basse sans vraiment de délicatesse en fait… Nous n’avons pas vraiment les mêmes valeurs… Et puis mon regard se tournait surtout sur elle, tentant de capter chaque émotions ou bride de sourire qui naîtrait sur son visage. Je la voyais d’ici faire une tête aussi sceptique que la mienne ou se mettre à rire de cette peinture, digne d’un amateur. Même si sur le coup ça aurait été comique…


« Voilà ma peinture. »


J’avais presque un ton fier en disant ces derniers mots. Fière d’avoir passé autant de temps sur une activité aussi calme, d’avoir presque réussis à faire lâcher les nerfs de Rosea, et encore mieux, d’avoir étalé de la peinture sur une toile aussi blanche ! Le résultat attendu n’était peut être pas à la hauteur mais au fond je m’en fichais, mon sourire retraçant un rire que je retenais alors que je restais debout devant la table basse, admirant le tableau avant de tourner le regard vers elle avec le plus de sérieux possible. Autant dire que c’était difficile de garder son sérieux sur le coup. La pauvre, je lui faisais vraiment perdre son temps…



Dernière édition par Jason Wolf le Mar 27 Mar - 15:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tire la chevillette, la bobinette cherra. / Pv ◄   Ven 24 Fév - 14:06



Appartement de Jason, salon, 16:45


Il était tellement rapide et actif à courir partout que je n'eus même pas le temps d'en placer une, je me retrouvais à devoir m'asseoir sur le canapé. Bon, pourquoi pas hein. Assise confortablement, j'attendis, muette, patiente. Observant l'appartement autour de moi. Bizarrement, je n'aurais jamais imaginé l'endroit comme ça. Peut-être parce que déjà je n'imaginais pas qu'il puisse vivre avec quelqu'un, alors forcément... Et puis peut-être que du coup j'imaginais plus un studio de peintre ? Quoique c'était vraiment stupide. Et puis en observant les murs, je remarquais qu'il n'y avait pas de tableau qui semblaient avoir été peints par sa propre personne, donc.. Tant de signes qui me montraient qu'il s'y était mit récemment, ou alors qu'il le cachait. Je me retenais d'analyser tout ce que je voyais, et me contentais d'observer tranquillement l'endroit où il était partit. Sans doute une chambre. Je ne pus pas voir grand chose, me remettant déjà du fait qu'il m'avait... Tutoyée ? Bah.. Tant qu'à faire.


Et j'attendis qu'il revienne. Alors, quand il apparut avec une grande toile, j'étais réellement en train de me demander face à quoi j'allais me trouver. Et puis, je la vis. Les couleurs, sombre, ternes, presque, avec ce rouge qui coupait, qui déchirait la peinture. C'était complétement con, mais pendant un instant j'en restais sans voix. Et puis doucement, je relevais les yeux pour le regarder, toujours sans voix. Il était là, à observer je ne sais quoi. A croire que j'avais une tache sur le visage. Ce n'était pas possible, hein ? Et puis de toutes façons, c'était le tableau qui hantait mes pensées à présent. Sombre ombre noire rodant auprès de la fine lame rouge... C'était malsain, malsain, mais c'était ce que je ressentais. Ce qui me hantait depuis maintenant plusieurs années, et tout cela résumé dans un simple tableau, dans un simple cadre, sur une simple toile. Je n'arrivais pas à en revenir. Sonnée par ce que je venais de découvrir, et bien décidée à l'acquérir – comment ça je passais pour une folle ? – je le dévisageais un court instant avant de lui sourire.


« C'est réellement impressionnant. »

A vrai dire, ça, ça se voyait sur mon visage, j'en étais toute retournée, j'avais même dû changer de couleur entre temps, virer au blanc livide. Mais je reprenais des couleurs. On aurait dit que j'avais vu un fantôme, ou l'imitation parfaite d'une grande toile de maître. Et puis, je ne pus m'empêcher de reposer les yeux sur le tableau en déglutissant. Oh, c'est bon, j'allais bien m'en remettre, non ? Visiblement non. Et puis ma curiosité reprit les devants, les liens se firent dans ma tête, peut-être un peu trop artificiellement, mais l'important étaient qu'ils se fassent. Des dizaines de conjectures toutes plus folles les unes que les autres. Et puis une qui sortit du lot. Pourquoi était-ce lui qui avait peint cela ? Ce type entrait dans ma vie du jour au lendemain et me présentait une toile qui révélait plus ou moins mes plus grandes peurs, ou du moins ce qui me hantait depuis longtemps. Impossible. Puis finalement, les mots se débloquèrent dans mon esprit, au grand malheur de ma raison qui s'efforçait de les arrêter.


« De quoi est-ce que vous... Tu t'es inspiré pour le peindre ? Est-ce qu'il a un nom ? C'est bizarre mais il me parle. Enfin, je veux dire... »

La raison l'emporta et elle dû se taire en détournant le regard. Comment expliquer ça sans passer pour une folle ? Au fond, il n'était pas forcé de savoir. Mais si j'avais voulu donner des noms ou des qualificatifs artistiques à cela, ça n'aurait été que « je le veux ». Je ne savais pas pourquoi, je ne voulais pas le savoir, mais le tableau m'attirait tout autant que l'homme, et d'une façon encore plus étrange. Mince, ce n'était qu'une toile avec de la peinture... Pas la peine d'en faire toute une histoire. Alors pourquoi j'étais là, sans voix, sans doute incapable de me mettre sur mes jambes et de partir ? Sans l'envie non plus ? Rah. Je passais nerveusement une main dans mes cheveux en humidifiant mes lèvres de ma langue, et encore une fois je relevais le regard vers lui, avec un sourire un peu plus détendu.


Appartement de Jason, salon, 16:49


« Vraiment pas mal... Pour un premier essai, non ? »

Je le fixais avec un air suspicieux. Mince, je ne l'avais même pas laissé répondre, est-ce que je lui avais coupé la parole ? Je n'avais même pas fait attention, je crois qu'il avait déclenché des pensées bien trop névrotiques pour une simple femme comme moi. Je devenais vraiment totalement paranoïaque... Et puis, avec ma façon d'être quelque peu douteuse, il allait me ficher à la porte rapidement. On aurait dit un flic qui venait de trouver une contrefaçon. Mais à vrai dire non, je n'avais rien vu comme cela. Je m'en serais souvenue... Et puis, j'hésitais à lui demander à boire. Parce que là, j'avais vraiment besoin d'un remontant. Seulement, difficile de supporter autant de questions d'un coup, je l'avais déjà sans doute assommé d'interrogations. J'espérais juste qu'il ne me les retourne pas. Comme si il pouvait me demander pourquoi ça me donnait un teint de morte-vivante, et pourquoi j'avais cet air effrayé... Hein ?


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MessageSujet: Re: Tire la chevillette, la bobinette cherra. / Pv ◄   Mer 29 Fév - 12:04

Il était une fois... Un loup artiste.

Waouh… elle voyait vraiment quelque chose d’intéressant dans ce que je venais de faire ?! Je ne savais pas si j’avais mal entendu ou si elle avait consommé un truc vraiment pas très légal avant de venir, mais sur le coup je dû quand même pencher la tête sur le côté en tentant d’apercevoir le brin de talent qui se dissimulait dans mes coups de pinceaux !



Inspiration… De quoi je m’étais inspiré ? Je n’allais quand même pas dire que c’était ces fichus rêves qui m’avaient apparemment donnés l’envie de faire cette chose. En fait j’en étais presque fier de ma toile. Je m’amusais à l’observer, et à me dire que j’étais quand même capable de faire une « œuvre d’art » qui aurait le mérite de plaire à quelqu’un. Surtout qu’elle n’était pas n’importe qui ! Une guide de musée ! Ouais bon c’est vrai que ça ne voulait rien dire, mais pour moi si, en quelques sortes. Pour ce qu’allait devenir la toile de toute façon… Sans doute dans un coin de l’appartement à pourrir comme tous les objets qu’on entassait et refoulait dans les coins sombres pour libérer la place. Et puis c’est vrai que maintenant qu’elle le disait, je n’avais même pas prit la peine de donner un nom à la toile. J’aurais pu sortir quelque chose comme ça, au hasard… Mais quoi ? C’était vraiment ridicule et le jeu avait bien avancé comme ça. Il fallait vraiment que je lui dise la vérité au lieu de me faire passer pour un artiste en herbe, même si c’était plutôt amusant sur le coup. Mais toutes les meilleures choses on une fin ! Et puis ce n’était pas la connaissance artistique que je voulais, mais elle tout simplement. Elle et ses vêtements d’un rouge constant. Elle et ses robes plutôt agréables à regarder, et surtout elle et son magnétisme agaçant qui m’attirait sans cesse.


« En fait elle n’a pas de nom. »


Avec un sourire je me reculais alors de la table basse, toujours levé dans la pièce en me demandant ce que j’attendais pour lui servir à boire. Aussitôt dit, aussitôt fait. Je fini par lui faire dos pour me diriger dans le coin de cuisine qui contenait le frigo. Un frigo plutôt vide à première vue… A part du jus de fruit et des canettes de soda il n’y avait plus grand-chose. Oui bon je l’avoue j’étais censé faire les courses ce matin, mais la douce chaleur de ma couette m’avait retenue sans compassion dans mon lit. Oui, bon, je faisais la grâce matinée tout les matins avec mes horaires de travail qui empiétaient sur toute la nuit ou presque. Mais d’un certain point de vue, j’avais le droit de dormir moi aussi ! Et puis ma très chère colocataire devait s’estimer heureuse de ne pas avoir été victime de mes achats. Il faut dire qu’avec le budget qu’on se donnait pour faire les courses, la moitié passait dans des aliments inutiles que je ne pouvais m’empêcher d’acheter malgré la liste qui prenait soin de me les interdire. Ce n’était pas très malin, mais voilà, j’étais une victime des gâteaux et des innovations touchant tous les domaines de produits. Il fallait vraiment que je m’y mette…

Quoi qu’il en soit je pris deux canettes de soda, ne lui demandant même pas si elle aimait le coca ou si elle voulait autre chose. En fait je crois que je partais sur le principe que tout le monde aimait ça. Et puis merde hein, j’aurais bien d’autres occasions de lui servir un de mes cocktails au bar ! Mais pour le moment, elle devait se contenter de mon manque de politesse et de la canette que je lui avais servis sur la table basse, avec un verre bien sur. Je m’assis alors à ses côtés, ou presque contre elle sur le coup. J’aurais bien aimé dire que c’était la faute de la longueur du canapé qui était trop courte, mais ce n’était pas vraiment le cas. Enfin je ne voyais pas vraiment l’intérêt de me mettre à l’opposé d’elle, ce n’était pas comme si j’allais la manger après tout ! Même si elle était vraiment à croquer ! Il faut que j’arrête parce que je passais vraiment pour un prédateur sexuel sur le coup… Mais je n’avais même aucune intention perverse vis-à-vis d’elle. Il faut arrêter de croire aux préjugés !


« Je n’aime pas vraiment l’art d’ailleurs… C’était plus pour te rencontrer. »


Je me mis à sourire, tout en détachant mon regard de la peinture pour venir croiser le sien non pas avec cet air de psychopathe refoulé, mais bien avec un sourire sympathique et détendu. J’avais bien la chance sur deux qu’elle ne se lève et parte en courant vers la sortie. Qu’elle se cogne contre la porte et ouvre avec précipitation celle-ci pour échapper à ce fou qui l’avait attiré chez lui. Mais il restait les 50 % qui me disaient qu’elle resterait. C’est vrai que j’espérais que ça tombe sur la dernière proposition, mais en même temps, c’était tellement ridicule comme situation que je me retenais de rire de cette position. Et puis vu le tact que dont je pouvais faire preuve ! A vrai dire je n’avais pas non plus fait trop d’efforts, ne sachant pas ce que j’attendais d’elle… Sans doute une vérité qui s’obtiendrait avec l’aveu de ma vérité. Et pourtant en cet instant je n’y pensais plus vraiment, continuant de me comporter avec elle comme ci je cherchais à savoir, mais me rendant compte à chaque minute passée avec elle que mes intuitions semblaient erronées, et que mes rêves n’avaient aucun rapport avec la réalité… Et puis toujours ces rêves qui continuaient de m’allier à elle d’une certaine façon et m’avait incité à rester moi-même devant elle, ou presque.


« C’est stupide, mais j’avais l’impression de t'avoir déjà vu. Et je peux t'assurer que ce n’est pas une technique de drague que je te sors là ! »


Je ne lui avais même pas laissé le temps de répondre, trop préoccupé à essayer de lui faire avouer ce que je croyais qu’elle me cachait. J’étais vraiment tombé sur la tête moi je vous le dis ! Heureusement que je n’avais pas une salle de torture libre d’utilisation sous la main ! Je vais trop loin là… Mais j’espérais au moins que j’aurais certaines réponses. J’aurais pu me sentir victime, tirant en cet instant sur un fil à la limite de se rompre. Et pourtant je savais que je le tenais ce fil, que même si il se rompait, je tiendrais encore dans ma main un bout de celui-ci. Je n’essayais juste de ne pas trop paraître sur de moi, mon regard un peu perdu prenant place sur mon visage alors que mes sourcils tentaient de s’atteindre pour accentuer ce côté victime qui m’allait à merveille malgré le petit rire silencieux qui avait terminé ma dernière phrase.


« Je pense que tu as un lien avec cette peinture justement… »


Argument de masse que je venais de sortir. Sans doute une fine tentative de l’attirer dans cette toile inoffensive et de pouvoir l’intriguer assez pour ne pas qu’elle parte. En espérant que ça marche… Mais je ne savais pas pourquoi mon intuition me demandait d’y croire, et de me dire qu’elle resterait. Je n’avais pas assez l’allure d’un malfrat pour qu’elle prenne peur après tout ! Enfin malgré tout ce qu’on pouvait croire, je n’étais pas le genre de mec qui croyait que tout allait être acquis avant même que la vie est commencée. Et dans mon cas, elle commençait juste à débuter, dorée au soleil alors que le bruit du soda ouvert laissait ses petites bulles s’échapper dans une symphonie qui brisait ce silence imperceptible.


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MessageSujet: Re: Tire la chevillette, la bobinette cherra. / Pv ◄   Jeu 1 Mar - 17:56



Appartement de Jason, salon, 16:56


Je le fixais avec un air étrange. Un de ces airs qui ne veut rien dire, et qui pourtant montre tout. De ces airs dans lesquels on peut tout voir tout comme on ne lit rien. J'étais songeuse, au possible, inquiète et rassurée. Intriguée et affolée. Et surtout, je n'arrivais pas à formuler une seule phrase dans ma tête qui montrerait que, maintenant, j'étais sûre de ce que je pouvais penser. Mais l'idée de partir, comme ça, comme une voleuse, alors qu'il venait de révéler cela ne m'effleura même pas l'esprit. C'était impossible... Comment résumer en quelques mots, en quelques phrases simples ce qui torturait mon esprit depuis que j'étais arrivée dans cet appartement, et même avant. Et mon foutu rythme cardiaque qui ne daignait pas ralentir... J'allais finir par faire un arrêt cardiaque, une crise cardiaque, quelque chose, n'importe quoi, forcément ! Mais je m’efforçais de me calmer, autant que je le pouvais. Peut-être que son contact contre ma peau avait décuplé l'instinct qui me disait : demande lui Joy, demande lui ! Et je n'eus même pas le temps de le faire qu'il m'avait devancé. Sans poser de question, d'ailleurs, tout se faisait sous forme d'affirmations, de suppositions, toutes aussi alléchantes les unes que les autres. Maintenant que le silence de sa voix était retombé, et que la vie dans la pièce n'était rythmée que par les sons acides des bulles de Soda et celui assourdissant de mon cœur dans mes tempes, je pris un temps pour cesser de réfléchir, et oui, j'en avais sérieusement besoin. J'étais en train de devenir folle, en fait ?


« A vrai dire... Je dois t'avouer que j'ai l'impression de te connaître également. Ou plutôt de t'avoir déjà vu. Mais c'est plus que ça... Ce que je dis n'a aucun sens. »

Mon côté raisonnable – pas vraiment le dominant – avait voulu que j'appuie le fait que ce que je disais était digne du pire des films à gros budget américain. Et puis, au fond, c'était vrai, si ce que je disais n'avait aucun sens, c'était surtout parce que moi même, je ne comprenais rien. Cette impression de le connaître, réellement, sans que son visage me soit familier, sans que je puisse le replacer dans un contexte. Mais sa voix, elle, par contre me rappelait quelque chose, une odeur, une parfum de terre mouillée, de feuillage, de bois, de forêt à vrai dire, un parfum frais et, faute d'être rassurant, envoutant. Je détachai doucement mon regard de son visage pour fixer le tableau, avec l'air absent de quelqu'un qui essaye de se rappeler, les sourcils légèrement froncés, dans une mimique qui signifie que l'on réfléchit. Et pourtant d'une certaine façon je voyais encore le tableau, même si il semblait flou dans mon champ de vision, même si ce rouge s'animait, vibrant avec les différentes nuances de gris.

« Ton œuvre me donne une impression de déjà-vu. Ou.. Non.. Plutôt une impression de déjà-vécu, parce que je n'ai jamais vu quelque chose de semblable. Ou du moins quelque chose capable de me faire cet effet là. »

Je secouais la tête en réalisant que ce que je venais de dire était encore plus ridicule. Et m'empressai de m'excuser, ou plutôt de justifier que l'effet dont je parlais n'était pas ce qu'il paraissait être. En d'autres termes, j'étais en train de m'enfoncer, et cela en bafouillant, je m'enterrais, carrément. Mais voilà, il fallait que je réagisse, et après un long moment je... Eh bien non. J'étais toujours en train de buguer, totalement muette, immobile, figée. On aurait dit une statue grecque... La nudité en moins, cela s'entend.


Appartement de Jason, salon, 17:01

Cette fois, je me repris, j'attrapai la canette et en vidai une partie dans le verre qui m'avait été destiné. Délicate attention. Vu dans l'état d'esprit où j'étais, j'aurais tôt fait de... m'en renverser de partout ? Oui sans doute. Et je gardais le verre entre mes doigts, et me tournai légèrement pour faire face à Jason, avec un sourire. Même pas gêné. Enfin, disons pas trop. J'étais là, à le dévisager, presque avec des étoiles dans les yeux, sans doute pour ce que je m'apprêtais à faire, à dire. Et en tout cas, on aurait dit une préadolescente devant son idole, une véritable groupie.


« Jason ? Je peux te demander quelque chose ? Tu vas en faire quoi de ce tableau ? Parce qu'il me plait beaucoup et.. Je suis prête à l'achet... »

Pourquoi je n'avais pas terminé ma phrase ? La raison était simple. En théorie, à ce moment, le script disait que je devais boire. Et j'avais porté mon verre à mes lèvres, d'une façon naturelle, détendue, tout aurait dû bien se passer. Vous vous rappelez quand j'ai parlé du fait de m'en renverser de partout ? Dîtes-moi que le Coca ne tache pas... Je m'en était mis de partout, sauf dans la bouche. Ça, c'était la nervosité face à sa possible réponse. D'ailleurs, ma proposition d'achat se termina dans une injure pour moi même, ou juste un petit « Merde ! » de surprise. Et puis, voilà que la boisson glissait en gouttelettes dans mon décolté, ainsi que sur mes genoux, tachant toute la partie supérieure ( et aussi l'inférieure, tant qu'à faire, on fait les choses à fond ) de ma robe. Alors que j'observais le tissus devenir plus sombre, je me détachais enfin du spectacle pour l'observer avec un regard désolé. Pourtant je n'avais rien taché. Pour une fois...


« Je ne suis pas douée décidément... »

Joy, ou l'art d'énoncer la plus évidente des vérités, bah, voilà, j'étais là, à le regarder, avec l'espoir intime que je venais d'halluciner toute la scène, que j'étais toujours en train d'observer son visage, de scruter le moindre regard, avant de... Me mettre à rire. J'étais tellement ridicule à me prendre la tête pour si peu après tout !


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MessageSujet: Re: Tire la chevillette, la bobinette cherra. / Pv ◄   Mer 7 Mar - 20:33

Il était une fois... Un loup complètement pommé.

Non je n’étais pas en train de regarder sa tâche d’un air pensif, pour ne pas dire « beuguer ». Mais sur le coup, j’avais vraiment l’impression de ne plus pouvoir bouger, ou plutôt réfléchir. Enfin c’était surtout que je réfléchissais trop sur le moment… Oui c’est compliqué, mais ça résume l’état qu’avait mon cerveau en cet instant.



C’est après un petit moment que je repris enfin mes esprits, clignant des yeux sur sa tâche avant d’hausser les sourcils avec surprise. Oui et bien désolé si je venais juste de reprendre mes esprits. En même temps la situation était si louche… Tellement étrange qu’elle en devenait plus qu’étrange. Moi qui pensais être fou depuis le début, j’avais quand même débité ma connerie sans qu’elle ne parte en courant et qu’au contraire elle approuve mon aveu en m’avouant presque la même chose ? J’avais l’impression d’halluciner. Ou elle était folle, ou je l’étais, ou bien on l’était tout les deux… Mettez vous à ma place, je disais ça sans vraiment attendre ça justement. Et puis j’avais bu ses paroles en me perdant dans mes pensées, repensant à ce rêve étrange qui hantait mes nuits, à la peinture, à elle, cette inconnue qui m’avait attirée dans un musée. Et je me retrouvais là à l’avoir invitée, sa robe blanche tâchée de soda… Mince !


« Attends je vais chercher une éponge ! »


Je m’étais alors redressé sans même savoir si elle avait dit quelque chose entre temps, la dernière chose que j’avais entendu, c’était qu’elle n’était pas douée. Bon je n’avais pas perdu la tête pendant deux heures après tout, pas de quoi s’affoler. Et puis j’étais allé chercher une éponge, comme quoi j’avais eu le temps de réagir assez vite de revenir à la réalité. Décidément l’après midi n’avait pas fini d’être étrange. Puis ce tableau, je ne savais même pas pourquoi il l’intéressait autant. Ce n’était que de la peinture sur une toile, et j’étais loin d’être un artiste. Puis surtout, je n’arrivais pas à me faire à l’idée que ses fichus pensées que j’essayais d’oublier se révélaient justes. On allait finir par faire des après midi thé à se raconter nos cauchemars et à parler d’extra terrestres si ça continuait ! Bon, j’allais un peu loin, surtout que ce devait vraiment être un rien.


« Tiens.»


Je posais alors l’éponge sur la petite table. Ba je n’allais pas venir essuyer ses genoux tel le plus cliché des films américains. Je voyais déjà la scène du : « puis je vous aider ? », et puis la nuit de folie arriverait sans doute après les quelques phrases de coutumes… Hey, attendez, j’étais simplement en train de citer le cliché d’un film là ! J’étais loin d’avoir envie de venir lécher son soda juste pour coucher avec elle, il ne faut pas abuser. Et il faut dire que j’avais d’autres pensées à son égard sur le moment. Je fixais son regard, debout devant elle en me demandant pourquoi elle en venait à tenter d’acheter mon « œuvre ». Oui bon, il fallait bien que je me donne un petit côté artiste avec des mots savants non ? Et c’est vrai que j’aurais sans doute pu profiter du fait qu’elle veule me payer pour me faire un peu de monnaie. Et je n’étais pas riche, seulement… Pour moi elle n’avait aucune valeur, et je n’avais pas envie de cette relation de client / artiste. En prenant en compte le fait que je ne venais pas encore de sortir de l’école des beaux arts. Quoi qu’il en soit, je ne pouvais faire qu’une chose, et c’est encore debout devant elle que je lui déclarais calmement :


« Je te la donne la toile. Je ne vais pas te faire payer un truc pareil ! »


J’avais désormais reprit le sourire qui m’avait quitté alors que je me perdais dans mes pensées. Ce sourire sournois et emplit de ruse qui ne me quittait jamais, ou presque. Mais je crois que toute cette histoire et cette atmosphère pesante qui s’immisçait entre nous venait de disparaitre momentanément avec mon rire qui suivit. Je n’allais pas faire la gueule après tout. Même si en ce moment même des milliers de questions se bousculaient dans ma tête, c’était comme si je savais que ça ne servait justement à rien de me prendre la tête avec ça. La patience, une de mes qualités, avec celle de toujours pouvoir m’adapter quand il le faut. Ca avait un côté lunatique, mais ça faisait partie de moi ! Alors je me suis rassit à ses côtés, observant la tâche en me disant que j’aurais quand même put l’aider un peu plus. Au pire j’aurais toujours pu lui prêter des vêtements, mais je l’imaginais mal se retrouver avec un de mes T-shirt ou enfiler une des tenues de Rosea. Non pas que ça m’aurait déplu d’aller fouiller dans ses sous vêtements histoire de mettre un peu le désordre, mais je n’étais pas sure qu’elle accepte de prêter ses vêtements. Oh puis après tout elle n’était pas là !


« Tu veut que je te prête des vêtements ? »


Et bien c’était trop tard ! J’attendais avec plaisir de pouvoir lui piquer ses fringues pour les voir sur elle. Ou pour la voir sans. Petit amusement aussi puérile que divertissant. Je me plaignais mais au fond je crois que j’étais heureux de vivre avec quelqu’un, ça avait le don de me bouger et vivre avec son fantôme était plutôt intéressant. On se voyait aussi souvent que rarement, nos horaires n’étant pas les mêmes et nos activités aussi différentes. Mais je n’aurais pas supporté de l’avoir toujours entre les pattes donc ! Ca me permettait d’inviter qui je voulais, comme Joy d’ailleurs… La fameuse blonde habillée en rouge. Ses cheveux comme sa robe se retranscrivant dans mes peintures et mes rêves… Je crois que j’aurais presque pu m’improviser poète !




Dernière édition par Jason Wolf le Dim 25 Mar - 12:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tire la chevillette, la bobinette cherra. / Pv ◄   Lun 12 Mar - 19:59



Appartement de Jason, salon, 17:10


On dit du Destin qu'il a tendance à se manifester toujours d'une façon où on finit par croire qu'il s'agit du Hasard. Deux noms pour un phénomène tellement imprévisible et envoutant. Ah ! N'allez pas croire que j'étais en train d'imaginer que le Destin avait frappé sur ma robe, la tachant par la même occasion, ça, c'était seulement ma maladresse légendaire. Plus j'observais la tache, le tissus qui s'imprégnait du liquide, et plus je songeais que quelque chose m'échappait. Ce gars me faisait froid dans le dos d'un côté. Mais d'un autre... C'était tout le contraire. Tout ce qui s'opposait pour me donner une impression tellement étrange que j'allais finir par m'y noyer. Je ne comprenais rien et c'était trop flippant pour que je me pose réellement des questions. Mécaniquement j'attrapais l'éponge et tentait de faire disparaître la tache qui rendait plutôt ma robe dangereusement transparente. Abandonnant l'idée de la rendre plus blanche que blanche, je relevais le regard vers lui en grimaçant.


« Merci pour l'éponge, mais j'ai l'impression que c'est pas ça... »

Je me mis à sourire, lâchant même un petit rire. Qu'est-ce que j'étais stupide. J'étais dans l'appartement d'un parfait inconnu qui me proposait de me passer des fringues. Des fois, y en avait un qui avait raison, j'avais le don pour me faufiler dans les situations les plus folles. Mais cet inconnu, et ce tableau... Jason. Hm. Difficile d'avaler tout ce que j'apprenais au fur et à mesure de la conversation. Enfin, jusqu'à ce qu'il me dise qu'il me donnait le tableau. Je me voyais déjà l'accrocher en face de mon lit et penser à lui à chaque fois que j'étais sous la couette. Comment ça ça faisait psychopathe ? Bon, un peu peut-être, mais ça me fit sourire sur le coup, même si il ne devait pas réellement savoir pourquoi, et c'était tant mieux.


« Me la donner ? Tu es sérieux ? Mais tu y as mis beaucoup du tiens dans ce tableau, tu es sûr que... »

Je m'arrêtais de parler, observant à nouveau la toile, je me penchais en avant pour l'attraper, même, comme le présent le plus fragile du siècle, ou le plus précieux, ou les deux. Toujours était-il que je regardais le tableau quand je réalisais que j'avais zappé sa proposition. Une fois de plus je levais la tête pour le toiser, reposant le tableau avec un froncement de sourcils tout en le détaillant de haut en bas, légèrement perplexe sur le coup.


« Jason, je doute que ta taille soit la mienne. »

Déjà que je n'étais pas grande, et que je mettais des robes pour mettre en valeur mes jambes qui allongeaient ma silhouette, si en plus je me retrouvais dans je ne savais quelle tenue trop grande pour moi, ça aurait été définitivement réellement comique. Et puis la façon dont je lui parlais, on aurait dit que je le connaissais depuis toujours et que je lui tapais la discute comme ça. Mais non. A moins de l'avoir connu dans une autre vie, je ne l'avais jamais vu avant le musée. Quoique, maintenant que j'y réfléchissais, j'avais réellement cette sensation de le connaître depuis toujours. Cette sensation de sécurité parfaite avec un parfait inconnu... Bah Bravo Joy, tu devenais de plus en plus responsable et raisonnable, fallait avouer sur le coup !


« A moins que tu passes des soirées à te travestir. »

Sur le coup, je l'observais presque avec sérieux. Après tout, j'avais connu des gens bizarres dans cette ville, alors il y avait forcément quelque chose qui clochait chez ce type. Il ne pouvait pas être juste ce qu'il montrait. Ou alors c'était un tueur en série qui s'amusait à découper des jeunes femmes innocentes pour les mettre dans des sacs et les jeter dans le lac. Une chance que je n'étais pas innocente. Bon, là je méritais d'aller sérieusement me pendre. Et voilà que j'étais en train de l'imaginer en escort girl au bras d'un riche russe dans un casino. On m'avait jamais dit que j'avais beaucoup trop d'imagination, celle d'une petite fille, peut-être. Bien assez pour me balader dans la forêt et imaginer toutes sortes de scénarios tous plus fous les uns que les autres. Ou imaginer une rencontre tout aussi folle...


« En fait j'accepte parce que je ne vais pas rentrer avec une robe à moitié transparente... Tu ne m'as pas dit où tu travaillais. »

Deux réflexions qui n'avaient aucun rapport, mais la deuxième visaient principalement à faire oublier la première, à faire oublier la transparence au mauvais endroit que je dissimulais du mieux que je pouvais avec un air décontracté. Faussement décontracté. Et peu crédible au fond. Jusqu'à ce que j'explose de rire. Enfin, c'était un bien grand mot, mais juste un petit rire bien placé dans le silence de la conversation, du genre bien gênant qui ne peut pas passer inaperçu.


« Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon j'aurais été foudroyée je pense ! »


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MessageSujet: Re: Tire la chevillette, la bobinette cherra. / Pv ◄   Dim 25 Mar - 12:23

Il était une fois... Un loup sournois.

Pourquoi j’avais toujours cette envie irrépressible de… Bouger ! Ouais ça faisait au moins deux heures que je traînais dans cette pièce et même si j’avais des penchants plutôt calmes par moments, j’en venais presque à bailler là. Oui c’est vrai que je pouvais toujours baisser les yeux sur la robe presque transparente qu’elle arborait, mais je crois que même en plissant les yeux, je n’aurais pas eu le même effet que si elle l’avait enlevée !



Bon alors, première étape, aller lui chercher des vêtements. Apparemment ça n’avait pas l’air de vraiment la gêner d’être en train de devenir subtilement transparente devant un parfait inconnu. Oh et puis ce n’est pas comme si j’étais un inconnu maintenant ! On n’en était pas encore au stade des meilleurs amis du monde, certes, mais heureusement pour elle, je n’étais pas un de ces pervers qui n’attendent qu’un seul faux pas de la jeune innocente pour lui sauter dessus. C’était légèrement flippant ce que j’étais en train de penser quand même. Heureusement que les pensées restaient personnelles… Je crois qu’elle aurait quand même prit peur en entendant malencontreusement ce qui était en train de me passer par la tête alors que je lui souriais niaisement. Puis pourquoi je continuais en fait ? Ça c’était une bonne question ! Je me redressais alors en levant mon index vers elle comme pour lui dire d’attendre. C’est alors que je disparus dans la chambre de Rosea, refermant la porte derrière moi comme si je cachais un secret. Enfin c’était presque ça sur le coup.

Une fois dedans je me mis à regarder autour de moi, je crois que je me lasserais jamais de regarder sa chambre. Je ne sais pas pourquoi mais je trouvais les chambres des femmes plutôt étranges. Entres celles qui arboraient des fleurs et du papier peint roses, et celles dont le sol était jonché de peluche. Moi je vous dit que ce n’était pas normal de découvrir ça. Je vous jure qu’y a de quoi refroidir. Mais dans la chambre de Rosea c’était plutôt le contraste entre son rangement presque parfait et mon bordel perpétuel dans ma propre chambre. Et pourtant je vous jure qu’il m’arrivait de faire le ménage ! Je ne suis pas non plus un sale, pour qui vous me prenez ? N’empêche, j’étais presque en admiration devant sa penderie, si bien rangée. J’aurais pu lui prendre une de ses robes, mais je me contentais d’un jean sombre et d’un bustier rouge. J’aurais presque pu devenir styliste ! En même temps si elle s’attendait à partir avec un de mes débardeurs, elle c’était mis le doigt dans l’œil. Elle allait être beaucoup mieux là-dedans. Enfin de mon point de vu. Et non je vous l’ai déjà dit : je n’étais pas en train d’en profiter ! Ou peut-être que si en fait… A croire qu’on ne peut plus choisir de belles tenues pour les gens. Et puis ce n’était pas comme si je lui avais proposé une robe de cocktail !


« Ça te va ? »


Je venais de pénétrer avec mon éternel sourire dans la pièce principale. Et avec, bien entendue, le fameux jean et le bustier tendu vers elle. Alors sans attendre je les posais à côté d’elle sur le canapé avant de me ré affaler dedans et de poser mes pieds sur la table basse. A croire que ça m’avait épuisé de faire trois mètres jusqu’à la chambre. Même si sur le moment, c’était surtout que je n’allais pas me priver de me mettre dans la position que je voulais. C’était ma table basse après tout. Du coup je n’avais même pas répondu à sa rafale de questions. Oui bon d’accord il n’y en avait qu’une seule, mais quand même. Ça m’était passé par la tête, alors avant même qu’elle ne dise quelque chose je lui répondis, un peu en retard mais d’un côté, mieux vaut tard que jamais.


« C’est que je ne voyais pas l’importance de te le dire, mais je travaille au bar café de Main Street. Je joue les barmans. »


On ne pouvait pas vraiment dire que c’était un jeu, mais c’était plutôt amusant d’avoir une certaine notoriété en étant le gardien de l’alcool et le faiseur de cocktails ! Sans me vanter, je peux vous assurer que ça vous donnait une chance avec pas mal de filles. Un petit sourire, un petit verre et puis hop. Je vous rassure je ne passais pas mon existence à ramener toutes les jolies filles à mon appartement. Je vends juste mes mérites là les gars ! Je sais aussi que ce n’étais pas le moment mais bon. Je ne sais même pas ce que j’attendais à la regarder comme ça. Pas qu’elle se change devant moi, je vous rassure. C’est juste que je n’avais même pas pensé à lui indiquer une pièce. Décidément j’avais deux de tension aujourd’hui ! Alors sans attendre je lui désignais ma chambre avant de m’exclamer.


« Tu peux aller te changer dans ma chambre si tu ne fais pas gaffe au bordel ! »


Il valait mieux la prévenir c’est vrai, on ne sait jamais, si elle faisait une syncope en voyant l’état dans lequel je vivais. Même si je dramatisais un peu la chose. Ce n’était pas deux trois vêtements par terre et ma couette qui devait en ce moment même joncher sur le sol qui allait lui faire peur, et faire de moi quelqu’un de désordonné, si ? Arrêtez-vous me faites peur là ! Elle allait peut être tombé sous le charme de mon environnement si ça se trouve. Mais même l’emploi du mot « environnement » me laissait perplexe sur le moment. De toute façon je ne fis pas plus de remarques, restant avec mon sourire à m’enfoncer un peu plus dans le canapé jusqu’à me retrouver presque allongé entre les coussins de celui-ci et la table basse.


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