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 i feel better ♛ ft. jason.

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MessageSujet: i feel better ♛ ft. jason.   Dim 25 Mar - 21:26

LUUNA Ҩ JASON
« with your feet in the air and your head on the ground »


C’est sur la stridente musique de mon réveil que je me quitta les bras de Morphée. J’ouvris doucement les yeux, les laissant s’habituer à la lumière que laissaient filtrer mes fins rideaux. Comme toujours, ma nuit avait été troublée par d’étranges visions : toujours ces mêmes personnes, comme une sorte de tribu, et le bruit infernal des tamtam. Et puis cet homme blond. Je ne l’avais jamais vu, hormis dans mes rêves. Mes cauchemars. Ils m’empêchaient de dormir. On va dire que ces derniers temps rien n’allait. Ce que j’avais vécu il y a peu de temps avec ce foutu shérif, ce qu’il avait fait… Cette scène ne quittait pas ma cervelle, et mon côté rêveur en avait prit un sacré coup. Mourir, c’est une fatalité. Nous naissons pour mourir, quelque soit la façon dont on quitte cette terre, nous la quittons tous un jour. Alors, depuis que j’ai assisté à ce meurtre, car oui je persiste à dire que s’en était un, je ne cesse de me poser des questions sur mon existence. Vous allez me dire, le lien entre le fait qu’une bête ait été tué et ma propre vie ? Je ne sais pas, mais j’ai eu comme un déclic.
Il y a cinq ans, je suis arrivée dans cette ville. Et depuis chaque jour se ressemble. Je me lève, pars travailler, passe ma soirée à sortir ou avec des amis, et retourne chez moi, seule, me coucher. C’est ça la définition de la vie ?

Craquant mes chevilles, je bailla et décida enfin de lever mon derrière du matelas grinçant. Je traina des pieds jusqu’à ma cuisine, n’étant vraiment pas du matin, et alluma directement la télévision pour voir toujours les mêmes banalités au informations. Les faits divers affreux comme la météo nous étaient déballés sur un ton blasé. Mais je faisais avec en buvant mon verre de lait, seul déjeuner que je m’autorisais. J’n’avais jamais eu le courage de me faire à manger, et puis pour quoi faire ? J’n’ai personne à qui faire plaisir avec de bons petits plats. Déprimée vous dites ? Surement. Je n’aime pas être ainsi, croyez-moi. Mais je suis extrême : un jour rayonnante, le lendemain prête à me passer la corde au cou. Ça se trouve je suis schizophrène, échappée d’un asile et ayant perdue la mémoire ? À cette stupide pensée, j’esquiva mon premier sourire de la journée et décida de tout faire pour ne pas sombrer dans une nouvelle petite dépression.
Quelque chose me mordilla alors le bas de mon pantalon de pyjama. Floopy, l’un des six chiens que j’avais. Oui, des animaux, j’en ai un nombre incalculable. Mais je n’y peux rien, quand je les vois enfermer à l’animalerie, je craque et décide de les prendre avec moi. Et puis, dès que quelqu’un du quartier a besoin de quelqu’un pour s’occuper de son animal, je suis la première conne à répondre présente. Je passa alors ma main dans son poil court, et décida enfin de passer sous la douche.

Finissant de faire ma queue haute, utilisant une mèche de mes cheveux en guise d’élastique, j’attrapa mon baladeur et ferma derrière moi. Un bon jogging matinal, quoi de mieux ? Je n’avais que ça à faire, en ce dimanche plus que soleillé. J’adorais les temps comme celui-ci, ils me donnaient la pêche, et en cette période noire je ne demandais que ça. Tenue appropriée pour cette balade : jogging noir arrivant en dessous de mes genoux, et top bleu marine de sport qui laissait voir mon torse entier. Juste de quoi cacher ce qu’il fallait quoi. Et surtout, en espérant que le temps en se rafraichisse pas. Bouteille en main, j’avais vraiment l’allure d’une pro des jogging quotidien, alors que je n’avais l’occasion d’en faire que quelques un par mois. Gotye passant en boucle dans mes oreilles, je trottais à présent depuis une bonne demie heure. J’adorais plus que tout courir, sentir l’air contre moi, et cette impression de liberté.

Tout en accélèrent de plus en plus mes pas, je commença à chantonner sur ma chanson préféré de cet artiste. Je n’avais pas un superbe timbre de voix, mais je m’en fichait et chanter à présent librement et aussi fort que je pouvais en poursuivant ma lente course. Les personnes que je croisa me dévisagées, mais je n’en avais que faire. Je préférais être prise pour une folle que de leur ressembler à eux, ces personnes toutes identiques, faites à partir du même moule et ne trouvant dans la vie aucune passion, aucune jour, aucun amusement. Retrouvant mon habituel joie de vivre, je gambadait à présent en hochant la tête à chaque fois que Gotye partait dans les aigus. Mais à vrai dire, à force de courir sans réfléchir -ne pas réfléchir faisait partit de mon quotidien- je me retrouva en plein main street. Assez loin de chez moi donc. Je m’arrêta alors, bu une gorgée, et regarda autour de moi. L’endroit me rappela quelque chose. J’étais déjà venue voir une amie, Rosea. Oui, ma Rosea, voilà, ça me revient ! J’avais eu son adresse et été venue à l’improviste chez elle, dans son appart’. Je jeta un coup d’œil à l’heure : 8h54. Ça allait tout de même, il n’était plus aussi tôt. Mais j’hésita : Ros’ n’était pas souvent chez elle, occupée très souvent ailleurs à je ne sais trop quoi. Malheureusement, j’avais beau être fortement liée à elle, elle continuait à me cacher de nombreuses chose de sa vie.
Qui ne tente rien n’a rien ? Je pris donc mon courage à deux mains et au bout de cinq petites minutes me voici face à son immeuble. Comme la première fois et toutes les autres fois, j’allais la voir à l’improviste. Elle allait surement faire son habituelle moue, mais passons. Je courus les escaliers, connaissant le numéro de son appartement ainsi que l’étage. Une fois face à sa porte, je remis en place une mèche rebelle, et soupira un bon coin. Pourvu qu’elle soit là ! Je frappa alors à la porte. Frapper ? Non en fait, je toqua dix bonnes fois d’affilées. Ne me demandez pas pourquoi, mais j’étais une personne légèrement hyperactive. Et au moins, si elle dormait, ça lui permettait de se réveiller. ♥ Le soucis, c’est que j’avais oublié un détail : elle ne vivait pas seule.
fiche par century sex.


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MessageSujet: Re: i feel better ♛ ft. jason.   Mar 27 Mar - 15:20

Il était une fois... Un loup mal rêveillé.

Leçon numéro 1 : Toujours penser à mettre le pied droit en premier sur le sol. Leçon numéro 2 : Ne pas oublier qu’à force de traîner en caleçon votre colocataire va finir par connaître tous les détails de votre vie intime. Leçon numéro 3 : Ne jamais croiser votre colocataire dès votre réveil pour passer une bonne nuit la prochaine fois. Et enfin, leçon numéro 4 : Arrêter d’espérer que je ferais un jour une vraie grâce matinée.



Non mais sérieusement ? J’étais là, le mythique petit filet de bave aux bords des lèvres, étendue tel un animal dans mon lit, un bras ballant dans le vide pendant que mes jambes semblaient vouloir se séparer. Aussi curieux que cela puisse paraître, je ne ronflais pas. Et ouais, je crois que j’étais déjà assez sexy dans cette description pour ne pas rajouter encore un élément qui ferait de moi un mec repoussant même quand il dormait ! Oh et puis il ne fallait pas exagérer. Je voudrais bien vous imaginer en train de dormir moi ! Mais sur le moment on parlait surtout de mon sommeil. Mon sommeil enfantin et réparateur, qui venait d’être abattu à coup de marteaux. Car oui, c’est ce que je croyais entendre sur le moment : dix coups de marteaux comme si un chantier se préparait en ce moment même au plus fin fond de mon esprit. Adieu le petit bisou ours su pays des rêves, et le sable magique qui vous empêche d’être réveillé par le soleil. Le tout avait été remplacé par cet affreux bruit me laissant échapper un horrible grognement. Il était sincère celui-là, moi je vous le dit. Et puis je me rendis à peu près compte que ce n’était pas le résultat d’un chantier proche, mais plutôt celui d’un bourrin frappant à ma porte. Super… Et puis comme par hasard, Rosea n’était pas là pour ouvrir. Jamais là quand il fallait celle-là, je vous jure.

De toute façon j’étais réveillé maintenant, alors autant y aller. Et puis qui sait, c’était peut-être un cadeau surprise. Je visais un peu trop loin là, mais bon. C’est avec rapidité que j’enfilais un jean et attrapait un débardeur noir en même temps que je m’élançais jusqu’à la porte. Un regard automatique vers l’heure, et je cru m’évanouir. Qui était debout à cette heure-ci sérieusement ? Et surtout pour venir me réveiller. A croire que personne n’avait le sens du respect ici. Alors c’est sans même regarder qui était derrière la masse de bois que j’ouvris grand celle-ci avec un mouvement théâtrale, et surtout un grand soupire. Et là je crois que ce fût vraiment le choc. Prouvant éventuellement que le brouillard était descendu assez bas pour me toucher. C’était elle, la musclore manquant de décrocher ma porte à chaque coup de poings ? Allez savoir si c’était moi, mais j’étais vraiment surprit sur le moment. Oh puis j’allais oublier le petit côté qui m’empêchait d’être déçu de m’être levé. Qui l’aurait été ? Une joggeuse aussi sexy, venir frapper à votre porte. Là sur le moment j’espérais que c’était mon cadeau surprise du matin ! Alors c’est tout naturellement que je m’appuyais contre la porte pour lui demander avec un grand sourire niais d’enfant.


« Oui ? »


Un parfait petit chef de l’accueil ! Qui sait, j’étais peut être une cloche d’accueil dans une ancienne vie… Comment ça je délirais ? Hey ! Ne vous inquiétez pas, vous allez finir par vous habituer à mes répliques étranges. Et puis je ne vous ai jamais obligé à m’écouter ! Heureusement que personne m’entendais… Et surtout elle, elle aurait quand même prit peur. Même si je dis ça à chaque fois, il y a une part de vérité quand même. Mais revenons-en à la mignonne petite étrangère qui venait de débouler devant chez moi. N’allez pas croire que j’étais paranoïaque, mais par moment de doute, je pris quand même la peine de me pencher vers elle, regardant si elle ne cachait pas un gros baraqué dans un coin. Je ne comptais pas lui faire mon numéro de drague bien sûr, mais c’était juste au cas où qu’elle soit en fait dans un complot de cambriolage des appartements de la ville. Bon, il fallait que je me taise. Malgré tout je me redressais pour lui refaire ce grand sourire innocent en attendant sa réponse.


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