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 Viens, on a la clim ! / Pv ◄

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MessageSujet: Viens, on a la clim ! / Pv ◄   Lun 20 Fév - 18:51



Le musée, accueil, 13:47


Il faisait tellement chaud, j'étais heureuse de pouvoir travailler dans un lieu qui s'enveloppait d'une telle fraicheur, un tel calme. Pour parler de calme, d'ailleurs, il fallait carrément dire que c'était mort. Nous avions eut cinq visites depuis l'ouverture, et trois personnes avaient demandé où étaient les toilettes... Et une autre si nous avions un distributeur de boissons fraiches, la cinquième venait d'entrer, un homme assez âgé et bizarrement, j'avais l'impression qu'il serait désagréable. Mais tant pis, il fallait que je bosse tout de même un peu, et je quittais l'accueil auquel j'étais restée toute la matinée pour souhaiter la bienvenue au monsieur qui ne me décrocha même pas un sourire. Voilà qui commençait tellement bien. Je me retins de soupirer et me contenta de sourire de façon polie, lui demandant s'il souhaitait que je l'accompagne dans sa visite.


« Mad'moiselle, je sais encore visiter un musée. »

Et pan ! Dans tes dents Joy. Ruminant toute seule, j'attendis qu'il paye son entrée (moitié prix pour les seniors, et vu sa carte, il avait soixante-sept ans, à croire que le chaud ne l'arrêterait pas...) pour lui désigner la première salle, annonce qui fut accueillit avec un regard dédaigneux. Dès qu'il eut disparut, je me mis à soupirer. Dans ma robe rouge légère, je n'avais pas l'air d'un guide de musée mais plutôt d'une danseuse en attente de son partenaire au bal du lycée. Et oui, on m'a fait la remarque, plus tôt.


« Bah alors Joy, t'as un rendez-vous galant ? Si c'est pas le cas, on peut toujours aller boire un ca... »

Je détestais qu'on me dise ça. J'avais pas besoin qu'on se mêle de ma vie sentimentale bien assez complexe pour un seul esprit. Je refusais toujours les avances, autant des collègues que des clients, la plupart du temps elles étaient faites avec humour, alors je répondais avec autant de légèreté, mais lorsque c'était lourd, j'étais directe.


Le musée, accueil, 13:59


« Joy, tu devrais aller voir si le monsieur n'a pas besoin d'aide, tu sais, à cet âge... »

Merci pour la réflexion Lucas... Je hochais doucement la tête, pourtant avec désapprobation, j'adorais mon travail sincèrement, mais bon, voilà, j'aurais bien glandé comme tout le monde le faisait, aller me balader au parc ou... Bon, d'accord. Je me levais de ma chaise et tirait une grimace à Lucas, à l'accueil, celui-ci me répondis par un grand sourire alors que je plantais devant les vitres autour de la façade, qui éclairaient toute l'entrée du musée. Je croyais avoir vu quelque chose... Est-ce que c'était possible ? Peut-être quelqu'un ? Ou juste une impression de déjà-vu, une ombre. Je restais une ou deux minutes immobile comme cela avant de secouer la tête. J'étais vraiment stupide... Ainsi, je me dirigeais vers la première salle, tout à gauche du musée, qui concernait les trouvailles locales, pas particulièrement passionnant, mais non dénué d'un certain intérêt, oui.


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MessageSujet: Re: Viens, on a la clim ! / Pv ◄   Lun 20 Fév - 21:35



Il était une fois... Un loup au musée.

Il y avait un arbre… Et puis… Un arbre. En fait je ne fixais que cet arbre depuis des minutes, peut être trois ou peut être quinze. Il y avait quelque chose d’ennuyant à traîner en ville à cette heure ci. Les jambes étalées sur un banc, je restais fixé sur l’immense végétal qui laissait son ombre abriter mes pieds. C’était poétique n’est ce pas ? Et pourtant en cet instant, je me demandais tout simplement si c’était vraiment du poulet qu’ils avaient mit dans mon sandwich…



Mes bras s’étiraient désormais vers le ciel, mon sandwich tenant en équilibre sur mon torse. De quoi tâcher mon t-shirt tout ça ! Heureusement qu’il était sombre, parce que ils étaient marrant avec leur Vanish, mais je peux vous assurer qu’avec toutes les tâches que je retrouve sur mes vêtements, ils ne sont pas les meilleurs détachant au monde ! Mais ce n’était pas vraiment le sujet… Et puis je crois que j’avais dépassé le stade de m’inquiéter pour mes tâches vestimentaires… Enfin… Vu la journée qui s’annonçait. Ce n’était pas aujourd’hui que j’allais croiser mon âme sœur après tout ! En imaginant que j’en ai une ! Mais bon, ce n’était pas non plus la peine de rester toute une journée étendu sur un banc à regarder un arbre, même si apparemment l’activité faisait mouche. Il fallait voir le nombre de personnes qui me regardaient manger. A croire qu’ils n’avaient jamais vu quelqu’un manger sur un banc…

Mon regard se tourna alors sur le musé l’autre côté de la route. Il faut dire que je n’avais jamais mit les pieds dans un lieu comme celui-ci, et les seuls connaissances que j’avais de l’intérieur, je les avais apprises en regardant des films stupides à la télévisions. Chacun sa culture après tout ! Et je n’étais apparemment pas le seul à ne pas aimer aller au musé. Il fallait le voir le nombre de personnes qui passaient le seuil. Autant dire presque personne mis à part quelques courageux. En même temps, qui avait envie d’aller s’enfermer entre quatre murs avec un temps comme celui-ci ? Déjà que j’avais l’impression de mourir de chaleur à l’ombre. Bon d’accord l’ombre n’était que sur mes pieds, et ce n’était pas mes lunettes de soleil qui allaient me protéger des rayons qui m’affrontaient en pleine face. Et puis d’ailleurs… Ils avaient peut être la climatisation dans leur musé ! Qu’elle idée stupide, mais pas si stupide que ça justement… Enfin à tous les coups l’entrée était payante, et quitte à payer la climatisation, autant rester à l’appartement… Mais qui ne tente rien n’à rien pas vrai ?

Patte, patte patte… Je marchais à pas de loups devant l’entrée, me faufilant tel un espion sur le côté. Et oui il ne fallait pas que l’on me voit… au cas où… Bref… Je m’égare… Mais quitte à arriver et repartir, autant que ce soit avec classe, même si j’étais déjà persuadé que tout le monde m’avait repéré à remonter l’allée tel un voleur. Il manquerait plus qu’ils me prennent pour un voleur justement… Je voyais d’ici arriver la police avec les chiens et les armes à feu et me faire plaquer au sol par la plus grosse masse de la troupe. J’avais peut être pas des abdos en marshmallow mais ce n’était pas pour ça que j’allais aller faire les championnats du monde de lutte hein ! Comme quoi j’étais loin de faire que me vanter, et je peux vous assurer que prit au piège contre un carrelage, je n’étais pas prêt de moucher… Mais malgré le danger proéminent qui me scrutait de prêt, je réussis à atteindre l’entrée, ma tête dépassant à peine de l’encadrement de la porte, histoire de voir les tarifs.

En plein dans le mille… Oui, bon, je ne sais pas à quoi je m’attendais, la bataille étant perdue d’avance. Au moins j’aurais espéré. Mais au moment où je m’apprêtais à disparaître de l’encadrement de la porte, j’aperçus une étrange silhouette aux reflets rouges dans le reflet d’un miroir. Non… Ce n’était pas possible… Il fallait sérieusement que j’arrête d’halluciner… C’était une robe et non pas une cape… Seulement la couleur semblait m’hypnotiser, manquant de me faire tomber alors qu’un homme passait le seuil d’entrée. Je lui souris bêtement pour répondre à son air hautain et roulais alors les yeux en signe de petite vengeance puérile et inutile. Mais à cause de lui, j’en avais perdu le fil de mon…. Espionnage ? Même le reflet rouge avant disparut, laissant le miroir vide… Alors sans même réfléchir, je mis mes mains dans mes poches et passais devant l’entrée avec limite cet air sifflotant et loin d’être discret dans l’espoir de retrouver l’inconnue. Mais malheureusement il n’y avait plus personne… Sans doute une vision, et sans doute une erreur stupide de ma part de faire un lien entre une femme banale et un rêve insignifiant…

Et pourtant… Au moment même où je tournais les talons vers la route, je ne pus résister une minute de plus, faisant un demi-tour sur moi-même en me tenant sur un pied, mes mains toujours plongées dans mes poches sous le regard interloqué d’un homme à l’accueil. Avec un grand sourire je passais alors la porte, m’approchant de l’homme en coinçant mes lunettes sur le col de mon t-shirt. Là, on pouvait dire que j’avais l’air d’un touriste ! Pour quelqu’un qui n’avait pas voulu se payer le luxe de la climatisation publique, je me retrouvais à payer une filature envers une personne que je ne connaissais même pas. Il y avait de quoi me féliciter sur le coup… Mais bon, maintenant que j’avais mon ticket en mains, je ne pouvais plus reculer. J’imaginais bien que les remboursements n’étaient pas de mise ici… Pour une première visite dans un musé, c’était plutôt comique. Imaginez moi, marchant les mains derrière le dos, le regard scrutant non pas les œuvres mes les personnes que je croisais. Jusqu’à ce que je la voie enfin ! A croire qu’elle se cachait ! Bon c’est vrai que sur le coup, c’était plus moi qui étais en position de me cacher qu’autre chose. Et je me débrouillais plutôt pas mal, il ne faut pas croire, utilisant chaque angle de salle et chaque statue pour me dissimuler comme je le pouvais. Mais la salle où je me trouvais n’était pas vraiment truffée de cachettes et je ne pu trouver qu’une œuvre d’art un peu spécial gisant dans un coin, ressemblant étrangement à … rien… Mais au moins je pouvais me cacher derrière. Mais en fait… Pourquoi je me cachais ?

Je n’avais même pas trouvé de réponse cohérente à ma question que déjà j’entendis les pas de deux hommes s’approcher de moi. En tournant la tête je remarquais alors que le « groupement » était composé d’un vigil et d’un homme un peu étrange avec le regard froid. J’imaginais bien qu’ils n’étaient pas venus pour admirer l’étrange chose qui me dissimulait… Plus ou moins… Et sans attendre leur arrivée, je me dirigeais vers la jeune femme qui allait s’improviser sauveuse pour cette journée ! Enfin je l’espérais. C’était étrange, mais j’avais l’impression que chaque pas qui me rapprochait d’elle augmentait les battements de mon cœur. J’en étais presque à me demander si je n’allais pas mourir là avec l’émotion ! Non quand même pas. Mais je n’avais tellement rien à dire en arrivant à sa hauteur, ou plutôt, derrière elle, que je sortis stupidement avec un raclement de gorge :

« Vous pourriez m’aider ? Je crois que je me fais suivre… »

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MessageSujet: Re: Viens, on a la clim ! / Pv ◄   Mar 21 Fév - 0:11



Le musée, salle d'Art Contemporain, 14:06


Je surveillais le vieil homme de loin depuis près de cinq minutes, il semblait tellement passionné et prit dans les différentes œuvres que je ne pus m'empêcher de penser que si cet homme était sensible à quelque chose, c'était sans doute l'art, et seulement ça. Peut-être était-il doux et adorable avec sa famille. A moins qu'il n'en ai pas. Je me penchais dans tous les sens pour tenter d'apercevoir autre chose que les plis de sa peau et une alliance sembla scintiller pour mes yeux. Ah ! Il était donc marié. A moins que vu son âge, sa femme soit décédée... Oh, ça aurait été triste. A moins qu'elle ne l'ait quitté du fait qu'il était trop grincheux. Peut-être que ça la faisait rire... Haussant un sourcil au milieu de mes réflexions, plantée sur place comme une idiote, je finis par entendre une voix.


« Vous pourriez m’aider ? Je crois que je me fais suivre… »

Le vieux n'était pas dans mon champ de vision, et puis ce n'était pas sa voix. C'était apparemment la voix de quelqu'un de beaucoup plus jeune, d'un autre homme visiblement, et il y avait quelque chose dans cette voix, quelque chose de familier. D'étrangement familier...


Le musée, salle d'Art Contemporain, 14:07

Alors je me retournais, faire face à l'inconnu, amusée par sa réplique que je mis un court laps de temps à saisir dans son entièreté. A peine j'eus entraperçu son visage que mon cœur manqua un battement. Puis un autre. Oui, à ce point là. Sur le coup je ne compris pas ce qui me prenait soudainement, mais c'était fort. Assez puissant pour me clouer au sol, avec un sourire idiot. Super... Comment passer pour une nouille en deux temps trois mouvements, bravo Joy. Et puis, lorsque mon cerveau daigna se remettre à fonctionner, j'eus une terrible impression de déjà vu. Oui, je connaissais son visage. Obligatoirement. Pour ressentir un truc pareil, je l'avais forcément déjà vu. Mais impossible de me souvenir où. Je me forçais à ne pas froncer les sourcils, j'aurais eu l'air encore plus stupide qu'à présent, si c'était possible. Alors mon regard dériva de l'inconnu pour observer les deux personnes qui visiblement étaient les fameux suiveurs de mon inconnu. Hm. Alors ça... C'était un bandit pour que les grosses brutes se mettent à ses trousses ? Rah, il n'allait quand même pas agresser une pauvre jeune femme sans défenses après tout, hein, les gens comme ça, ça n'existait pas. Et puis, il avait un côté mystérieux et... Ok, ça, c'était parce que je connaissais rien d'autre que sa voix et son visage, donc forcément. Avec un sourire vendeur adressé aux vigiles, je m'empressais de répondre, après au moins dix secondes de bug.


« Oh ! Un visiteur qui accepte de se faire guider ! Monsieur, par ici, je vous prie. »

Mon plus joli sourire et cela sembla suffire à les convaincre de fuir, ou peut-être le fait que j'avais continué de parler, d'un air confiant et professionnel, déblatérant le discours habituel sur l'art contemporain, son histoire, et tout le tralala, assez barbant, mais efficace visiblement. Et dès qu'ils furent loin, je m'arrêtai net, repris mon souffle et lui souris à lui avec une forme de complicité étrange. Bon, d'accord, j'étais comme ça, un peu trop fouine et proche des gens. Mais jusque là ça m'avait jamais causé de problèmes, que je sache. Nous étions à présent seuls dans la pièce, les vigiles et Lucas d'un côté, le vieil homme de l'autre, les statues et tableaux incompréhensibles et embrouillés nous entourant. Quel décor parfait pour... Pour quoi en fait ?


« Je peux savoir ce que vous avez fait pour qu'ils vous pistent comme le pire des malfrats ? »

Je chuchotais. C'était débile, mais je le faisais. Pas avec une intention derrière, comme de créer une ambiance d'autant plus complice, je ne savais même pas pourquoi je le faisais, mais sur le coup, dans ma tête, ça avait parut une tellement bonne idée... Sûr que maintenant, là, ça paraissait juste totalement stupide. Mais ça ne m'arrêta pas, oh non, et je m'apprêtais à reprendre quand la voix du vieil homme s'éleva, plus loin, derrière, ou devant, qu'importe...


« Rah ! Quelle croute... Et on paye pour ça ! »

Je ne pus m'empêcher de sourire à cette réflexion, c'était vraiment adorable. Oui, j'arrivais à trouver un pauvre petit vieux adorable... D'accord j'étais peut-être pas très nette dans ma tête, mais sa façon d'être ronchon était particulièrement mignonne. Et puis, il participait à mon petit monologue d'introduction. Certes je n'étais pas … « belle parleuse » ? Mais j'adorais raconter ce genre de petites vannes et puis c'était amusant, ça ne faisait de mal à personne.


« A mon avis... Il est plus dangereux que vous. Pardon mais, vous êtes peut-être réellement venu pour la visite alors... Je peux vous guider ? »

Et silence, juste silence. Une attente de réponse en même temps que je me tournais pour observer un tableau, un mélange de vert émeraude, d'une forme de gris/noir/marron et d'un rouge vif, presque autant que ma robe. Certes pas encore assez, mais j'eus à nouveau une impression de déjà vu. Mais mon léger sourire ne disparu pas, je ne souriais pas souvent, enfin pas tout le temps, mais au travail j'y étais obligée, d'un côté, avoir un guide qui passait son temps à bouder, il n'y avait rien de plus agaçant, n'est-ce pas ? Alors oui, j'étais peut-être cinglée, mais bon, c'était moi, et rien n'y changerait... Enfin, presque rien. Hé, Joy, on t'a jamais dit de jamais tourner le dos aux inconnus ? Mais, si c'est juste de profil, ça compte aussi ? On va dire que non, sinon je risquerais de me faire assassiner à chaque coin de rue et ce ne serait plus aussi amusant et sécurisant de se promener en ville.


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MessageSujet: Re: Viens, on a la clim ! / Pv ◄   Mar 21 Fév - 7:55

Il était une fois... Un loup peintre.

Est-ce que j’étais en train de l’écouter ? Je crois plutôt que ma perplexité face à son discours de parfait guide devait sans doute se voir à des kilomètres. Il n’y avait qu’à mieux regarder l’expression qui trônait sur mon visage et cet horrible rictus d’incompréhension loin de la discrétion qui m’incitait à garder la bouche entrouverte…



J’étais perplexe oui… Perplexe de la voir parler, mais aussi de découvrir son visage. Non je vous rassure, je ne venais pas de découvrir le plus vieux dinosaure au monde ! En fait, elle était plutôt mignonne même… Mais ce n’étais pas ce qui me laissais sans voix en cet instant. Et dieu sait qu’il m’en faut pour me taire ! Paix à mon âme… Je l’avais suivie, je m’étais cachée, quitte à passer pour un voleur loin d’être doué tout ça pour une robe, et j’avais l’impression en cet instant que tous mes efforts pour un but incertain venaient d’être payants… Elle avait cette même peau claire et à l’apparence si douce, ces même cheveux blonds contrastant avec le rouge vif de sa tenue. Mais je crois qu’il fallait que j’arrête d’halluciner. Mais c’était tout de même étrange, de constater à quel point elle était semblable à l’inconnue de mes rêves. Seulement je n’étais pas encore assez fou pour y croire, mêlé entre cette attraction qu’elle faisait naître en moi et ma raison qui me disait haut et fort : « T’as fini de la regarder comme ça la pauvre ? »

Oui… Elle avait raison, et sans attendre je détournais le regard vers l’étrange tableau qu’elle semblait admirer. Erk… Ce mélange de couleurs… J’avais rarement vu pire. Mais enfin… On ne s’improvise pas artiste en une minute ! Même si en cet instant, je comprenais la phrase : Chacun sa conception de l’art. Je peux vous dire qu’il avait du courage, celui qui avait fait ce truc en face de moi. Parce que moi aussi j’étais capable de renverser des pots de peinture sur un bout de bois ! Hey ! Je pouvais même devenir artiste et gagner des millions si ça se trouvait ! Mais non… Et puis pourquoi je parlais d’art ? Alors que seule la climatisions du lieu m’avait incité à venir ici. Et elle… Elle… En fait elle était… Normale. Parfaite dans son rôle de guide, ou du moins prise dans son travail du mieux qu’elle pouvait. Et pourtant je restais là à me dire qu’il fallait que j’aille plus loin et que peut être elle me cachait quelque chose. Quel paranoïaque je vous jure ! Mais maintenant que c’était fait…


« Je m’approchais apparemment trop des choses. Et je n’avais pas vraiment dans l’intention de me faire guider, mais maintenant qu’on y est : pourquoi pas ? »


Je ne sais pas ce que je croyais en acceptant qu’elle me guide. Je pensais bien qu’elle n’allait pas me parler d’autre chose que les tableaux et sculptures entassées dans le musée. Quoi qu’il en soit, j’avais même prit mon air enjoué en lui répondant, arborant un grand sourire de grand riche en espérant éviter pour un inculte. Mais d’ailleurs… Ça durait combien de temps sa visite là ? Faites que ça dure moins de vingt minutes… Décidément j’étais doué pour m’ensevelir dans les pires situations. Oui d’accord je n’allais pas mourir en visitant un musée… Mais ce n’était pas vraiment le musée qui m’intéressait pour le moment… A croire que j’étais encore dans mon rôle d’espion sous couverture. Mais je n’arrivais pas à me résoudre à partir, comme si je laissais passer là un élément important. Je savais qu’il fallait que j’arrête la paranoïa et que je sorte de ce musée, mais elle me rappelait tellement ces rêves qui me poursuivaient depuis maintenant des années, peut être toujours. Je ne me rappelais même plus de quand ça avait commencé… Seulement ils m’obsédaient depuis maintenant des années.


« C’est long ou … ? »


Oui je confirme, ce n’était pas comme ça que j’allais passer pour un passionner d’art. Et puis ma posture et mon apparence seules suffisaient à me faire passer pour un petit emmerdeur loin d’aimer l’art. Mais bon, je n’allais pas lui sortir la fameuse réplique : On se connait non ? Il me semble vous avoir déjà vu quelque part… Ou bien tout simplement l’attendre à la sortie de son travail pour ensuite la suivre tel un fan psychotique. Bon d’accord, sur le coup ça aurait été sans doute mieux que de jouer les James Bond en mission. Sans compter que j’étais loin d’avoir la tête à visiter un musée. Réfléchissons… Ouais je réfléchis pour plusieurs… J’étais là à regarder la peinture étrange qu’elle fixait une minute auparavant et sans même réfléchir à ce que je disais je lui déclarais avec cet air faussement hautain :


« En fait je me suis initié à la peinture, et je me demandais si ce que j’avais fait avait de la valeur. »


Dans quoi je m’embarquais… Mais quel boulet je vous jure. Au moins j’avais l’espoir qu’elle croie à mon histoire, et qu’en tant que… Guide du musée ? Elle s’intéressait aux peintures… Hey ! Mais ce n’était pas si stupide que ça en fait… Ou peut-être que si, mais bref… Ce n’était pas le moment de me rendre compte que je venais de débiter une quantité incroyable de conneries en une minute. Sans compter que la plupart des phrases que je sortais avait la particularité de ressembler à ça justement… Et puis j’étais plutôt en train de me demander comment j’allais faire pour sortir une peinture en claquant des doigts. Heureusement que l’art abstrait existait !


« Vous ne voudriez pas m’aider ? Si je vous les montre ? Comme ça j’aurais l’avis d’une connaisseuse. »


Même mon air sérieux semblait ridicule. En fait je souriais tel un niais qui cacherait quelque chose. Bien sur ce n’était pas comme si c’était faux… Mais j’espérais au moins qu’elle croie à cette histoire stupide. Quoi qu’il en soit, j’en connaissais un qui allait vraiment s’initier à la peinture cette semaine… Et j’en connais une autre qui serait contente de me voir peindre dans l’appartement… Quel jeu dangereux… A tous les coups j’allais me retrouver avec plus de peinture sur moi que sur la toile ! Pourquoi je m’étais embarqué la dedans déjà ? Pour un rêve stupide…




Dernière édition par Jason Wolf le Mer 22 Fév - 15:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Viens, on a la clim ! / Pv ◄   Mar 21 Fév - 10:33



Le musée, salle d'Art Contemporain, 14:13


Il parlait, parlait et parlait encore. Mais j'étais attentive à chacun de ses souffles, tentant de me remémorer pourquoi sa voix m'était familière, où je l'avais connu. Même si ce n'était pas mon rôle de guide de passer pour une dragueuse en lui demandant si on se connaissait... Vu comme il parlait et comme il s'assurait de ce qu'il disait, ça ne devait pas être le cas. Je devais juste halluciner. Comme souvent, mes rêves, mes cauchemars... Des hallucinations, des créations de mon imagination et de mon esprit. Pas de ma mémoire. Et puis il se mit à parler d'art. Et pourtant, lorsque je l'avais regardé, j'aurais juré qu'il n'y connaissait rien. Même son air hautain sonnait faux. Qu'est-ce qu'il cachait ? Voilà que ça attisait ma curiosité... Mes connaissances dans le domaine de l'art s'avéraient tout de même assez limités. Certes, j'étais guide, dans un musée, mais celui de Meadow n'était pas non plus un musée de renommée mondiale alors...


« Vous savez... Vous trouverez sans doute quelqu'un qui s'y connait plus que moi, mais si vous le souhaitez, pourquoi pas. »

Peut-être que c'était stupide, inconscient, mais j'avais envie de rentrer dans son jeu. Je m'y sentais bien. Et ça, c'était d'autant plus stupide. Tournant la tête pour le gratifier d'un sourire. Encore quelqu'un qui n'était pas là pour la visite... Est-ce que ce gars était vraiment un artiste ? Genre, de ceux qui ne demandent qu'à se faire débusquer pour finir dans une grande galerie ? Et si ça se trouvait, c'était peut-être bien un génie. Ou alors rien de tout ça. Difficile de savoir, et mon imagination me poussait plus vers le positif que vers le terre-à-terre.


« Vous avez un style particulier ? Que je sache quoi réviser... »

Bizarrement, je ne pus m'empêcher de rire légèrement. Pitoyable Joy... Maintenant j'exposais ouvertement que je n'y connaissais pas tant que ça. Bon, peut-être que c'était aussi un moyen de savoir où il voulait en venir, ou alors c'était juste une bourde maladroite, une vanne qui tombait à l'eau, qui faisait un flop, comme étrangement beaucoup de mes vannes, à vrai dire. Ainsi, je l'entrainais dans la salle suivante, celle qui concernait l'antiquité, celle où je passais le plus de temps.


« Finalement vous n'êtes pas là pour la visite, je ne vais pas vous imposer mon discours habituel sur les mythes antiques, n'est-ce pas ? »

Observant les statues pour détourner mon regard de l'inconnu, je plantais une nouvelle fois sur celle de la louve, fronçant un peu les sourcils alors qu'un frisson parcourut mon échine. Bon... Voilà que j'avais peur des sculptures, n'importe quoi. Cette fois-ci, je me mis à marcher à reculons pour le suivre dans sa visite tout en l'observant. Il ne manquait plus que je casse quelque chose... Qu'est-ce que j'aurais fait ? Partir en courant ? Bah.. C'était mon lieu de travail.. De plus, toutes mes affaires étaient dans mon casier. Alors bon. L'observant toujours avec un sourire, je m'arrêtais et pris une grande inspiration. Je devais paraître totalement tarée... Ou stupide... Ou un fameux mélange des deux, oui, ça devait sans doute être ça. Toujours était-il que j'attendais toujours quelque chose de son côté. Pas vraiment de l'approbation ou de la désapprobation, mais une réponse, qu'il me renvoie la balle, je lui donnais son tour. Enfin... Je crois. Et puis son visage familier... Il devait bien remarquer que je le dévisageais comme une gamine. J'étais vraiment pas douée. Alors je repris avec entrain.


« Je vous donnerais mon mail ! Comme ça vous pourrez me contacter sans problème. »

Voilà que je m'improvisais critique d'art... Voilà qui promettait à vrai dire. Je ne connaissais pas grand chose, et si il s'agissait d'art abstrait, là, j'étais vraiment dans de sales draps. Qu'est-ce que je pourrais lui dire ? Que c'était joli ? Baratiner sur des qualités artistiques dont je ne connaissais même pas la signification. Oui, sans doute. En tout cas, voilà que je me mettais dans la peau d'une autre, et c'était sans doute une première pour moi. Enfin non, quand on fouine sur tout le monde, on finit par s'y faire, mais jamais j'avais utilisé mon travail pour en apprendre d'avantage sur quelqu'un.


Le musée, salle Antique, 14:21

Passe ton chemin et dis lui qu'il trouvera quelqu'un d'autre. Guide-le à Lucas, lui il adore l'art ? Mais non. Non, je continuais à vouloir en faire mon affaire. Et qui était ce gars, d'abord ? Et où j'avais pu le rencontrer ? Tant que questions sans réponses, d'interrogations, de suppositions sans visages, de souvenirs perdus. Comment ça je m'emballais ? Hé, expliquez moi pourquoi mon cœur battait si fort alors ? Pourquoi quelque chose dans ma tête m'intimait de m'éloigner de ce gars, hein ? Mais je ne l'écoutais pas. Ce n'était pas la première fois que je faisais ce qui me plaisait, et ce ne serait sans doute pas la dernière. Bon, certes, j’admettais que d'habitude j'avais quand mêmes des raisons plus claires qui me poussaient à faire n'importe quoi. Mais là, je ne savais pas trop si c'était mon cœur ou mon instinct. Hé, je parle pas de sentiments. Enfin, je crois... ... ... Non, quand même, j'étais pas stupide à ce point.


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MessageSujet: Re: Viens, on a la clim ! / Pv ◄   Mar 21 Fév - 19:06

Il était une fois... Un loup hypnotisé.

J’avais courut après une robe rouge pendant plus de vingt minutes, et pourtant je ne me rendais compte qu’à l’instant que c’était étrange d’avoir une guide de muséum…. Guider en robe aussi… moulante… Aussi… Rouge… Oui bon c’était mieux si j’arrêtais de reluquer sa robe ainsi. J’en avais limite la tête penchée subtilement sur le côté pour en apercevoir chaque forme ! Comment ? Bien sur que non ce n’est pas du voyeurisme ! Ce n’est pas ce que vous pensez !



Avec un grand sourire je remontais alors mon regard sur elle. Je l’écoutais rire de ce rire léger, me demandant ce qu’il y avait de drôle mais l’accompagnant avec exagération tout en restant discret. Apparemment l’humour n’était pas une de ses plus grandes qualités. Enfin ! Personne n’est parfait vous allez me dire ! Mais sur le coup j’avais l’air bien stupide à faire semblant de rire pour sa blague, si on pouvait l’intituler ainsi. Ce n’était peut être pas une blague ? J’avais petite ris pour rien ! J’étais tellement plongé dans la contemplation du léger bout de tissus rouge qui mettait en valeur ses formes que je n’étais même pas sur d’avoir écouté. Non mais je l’ai déjà dit, je n’étais pas en train de la mater pour ses formes ! Je regardais sa robe non mais… Mais elle devait déjà me prendre pour un fou je crois, avec mon regard de tête en l’air aussi perdu que sur de lui. Mais bon j’étais plutôt docile sur le coup, la suivait comme un gentil toutou jusqu’à la salle suivante.


« Je n’ai pas de style particulier… Je fais de l’abstrait ! »


Je bénissais déjà celui qui avait inventé ce mouvement… D’ailleurs un style et un mouvement c’était la même chose non ? J’étais en train de m’enfoncer comme un crétin dans mon histoire. En espérant qu’elle finisse par un : Ils vécurent heureux… Mais je pouvais toujours rêver. En fait à la regarder, je me rendis compte qu’elle n’avait pas vraiment compris que je ne cherchais pas à faire la visite du musée… Moi qui pensais y échapper. Jusqu’à ce qu’elle me pose la fameuse question. J’avais vraiment une tête à m’intéresser aux mythes antiques ? Le problème, ce n’était même pas que je n’allais pas écouter, c’était que je t’étais encore capable de m’endormir sur place. Oui, ma berceuse c’était d’écouter les autres parler et de moi-même me taire. A croire que ma voix seule, réussissais à me garder éveiller. Même si c’était plutôt le fait que je ne pouvais pas garder ma langue tranquillement dans ma bouche. Mais j’avais tellement de chose à dire, et l’impression de n’avoir pas assez de temps pour toutes les avouées. Alors poliment, ou non, je hochais la tête négativement pour l’approuver, me demandant quand même pourquoi elle continuait à me tanner avec la visite alors que c’était évident que je ne tenais plus en place.

Si elle avait sue que c’était elle qui m’avait poussé à mettre les pieds ici… Je me demande quelle tête elle aurait tirée. Mais ce n’était pas le moment de m’aventurer sur un terrain dangereux comme celui-ci. Alors je me taisais, faisant mine d’admirer les œuvres, mes mains à nouveau croisées dans mon dos. Et puis c’était beau de me voir aussi intéressé à la culture antique ! Si seulement ça avait pu être vrai… Il y avait même une sculpture de lou… louve ! Des enfants s’abreuvant avec plaisir à ses… mamelles… Ragoûtant tous ça. D’ailleurs en parlant de louve… Pourquoi elle me regardait comme ça ? Je me rendais compte qu’elle devait le faire depuis un moment. Et puis elle avait cet air aussi étrange que flippant sur le visage. Elle me suivait avec une marche arrière, observant mes faits et gestes comme ci j’étais un V.I.P. Enfin je trouvais ça plutôt flatteur sur le coup, mais son regard avait quelque chose de déstabilisant, comme ci il me rappelait quelque chose… Un regard hypnotisé et empreints aux pensées les plus folles. Décidément j’avais du souci à me faire ! Heureusement elle prit la parole avant moi, m’empêchant de dire une de mes éternelles conneries. Un email vous dites ?


« Ce serait avec plaisir ! Comme ça je vous envoie un mail dés que j’ai du temps libre. »


Oui c’est vrai, je dois avouer que j’aurais préféré un bon petit numéro de téléphone. Mais elle ne m’avait encore pas frappée avec un sac ou assommé avec ses talons alors j’avais de quoi m’estimer heureux non ? De repartir avec… une adresse mail ! Oui je m’emballais pour rien, mais j’avais vraiment l’impression d’aboutir à quelque chose… C’est comme ci il ne fallait pas que je la quitte comme ça… comme ci mon subconscient consentait à dire qu’elle faisait partie de mon futur… Ou bien même de mon passé pour cet étrange attraction qui m’attirait à elle tel un aimant emprisonné. C’était ce que je ressentais en cet instant même, l’emprisonnement de mon propre être vers elle. Elle qui paraissait pourtant si… banale. Du moins innocente avec une pointe de féminité pour la blague qui laissait à désiré. Non ! Je refuse à dire que je suis un macho ! C’est totalement faux… Mais c’est vrai que je ne me remettais pas de son rire solitaire. J’allais finir par croire qu’il en fallait peu pour venir à bout de moi-même ! Puis ce n’était pas comme ci c’était le cas après tout…

Quoi qu’il en soit j’avais déjà mon téléphone à la main, prêt à entrer son adresse mail. Oui c’était ma nature speed. Mais il ne fallait pas croire, je savais parfaitement être calme ! Mais pour tout avouer, je n’avais aucune envie qu’elle ne m’échappe aussi prêt du but. Même si le but me paraissait encore inconnu à ce jour. Si ça se trouve il n’y avait pas de but. J’allais faire quoi une fois qu’elle serait chez moi ? A lui montrer l’horreur que j’aurais faite en quelques minutes. Il manquerait plus que mon tableau lui plaise… Je ne serais pas dans le sable si ça se produisait… Enfin il fallait mieux ça plutôt qu’elle me prenne pour un fou avec ma peinture d’amateur et que je la perde à jamais. Mais pourquoi j’étais autant préoccupé par le cas de cette femme ?! Ca en devenait presque flippant de me rendre compte d’à quel point ma curiosité était devenue maladive… Et pourtant ma prise de conscience ne semblait pas m’arrêter…


« Votre adresse du coup ? »


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MessageSujet: Re: Viens, on a la clim ! / Pv ◄   Mer 22 Fév - 14:31



Le musée, salle Antique, 14:28


Bravo Joy, tu as encore trouvé quelqu'un qui se prend pour un artiste... D'un côté, le dernier que j'avais croisé était entré en criant que c'était un scandale qu'aucune de ses œuvre ne soit exposé, j'avais ris, il avait failli nous coller un procès... Autant prendre des pincettes. Même si ce jeune homme avait plutôt l'air sympa, mine de rien. Bon, je devais avouer qu'il devait sans doute en avoir sa claque de ce musée, quand on aime pas l'art ou qu'on y connait rien... En voyant son téléphone, je fronçais légèrement les sourcils. Il était pressé à ce point ? Bon... Peut-être que ça me déprimait un peu du fait que c'était le seul visiteur que j'avais pu traîner dans une vraie visite.


Et puis, je fis quelque chose que je faillis regretter, je lui arrachai à moitié son téléphone des mains, mais avec le sourire, pour taper mon adresse. Peut-être que j'avais juste envie qu'il me retrouve ? Je n'en savais rien. J'inscrivais avec un peu de mal – petites touches … grmbl – mon prénom, mon adresse mail qui contenait mon nom de famille, et mon numéro de téléphone en prime, alors je lui tendis son téléphone pour le lui rendre.


« Je vous ai mis mon numéro de téléphone, on ne sait jamais, si je ne réponds pas aux mails. »

Je hochai doucement la tête pour appuyer mes propos, et me redressais pour le toiser de toute ma hauteur de mes talons. Ou pas. Parce que je n'avais jamais été particulièrement grande, justement, et que les talons, ça servait. Et puis machinalement, je lui tendais la main, comme pour le saluer, un peu comme font les médecins quand on quitte leur cabinet. D'ailleurs, j'y pense, mais j'ai jamais vraiment compris ça. Toujours est-il que j'étais en train de le faire avec lui, je ne m'étais même pas présentée, oh, tant pis, il aurait le temps de découvrir mon prénom, mon nom, et sans doute même mon adresse en cherchant un peu.


« Je suis navrée que vous ayez payé si cher pour juste ça... »

Cette fois, je lui donnais un peu sa chance de fuir, enfin... Pas que j'avais particulièrement envie qu'il parte, parce qu'en attendant, il m'occupait, le jeune homme, mais bon. Et puis c'était vrai, il n'était venu que pour ça ? Et... Est-ce qu'il avait payé ? Sans doute, sinon les vigiles ne l'auraient pas laissé passer aussi facilement après tout. Quoique. Difficile de savoir. Je lui aurais bien payé un verre pour amortir le prix – considérable, au fond – du Musée, mais ça aurait un peu fait groupie, ou accro, et vu que c'était ni l'un ni l'autre... Je préférais m'abstenir. En plus, dans la logique des choses, c'était rarement la femme qui payait un verre, ou du moins en premier.


Et puis je devais arrêter de le traiter comme une star connue et reconnue. Mais bon, ça avait un côté enfantin et amusant, une sorte de complicité entre deux inconnus. C'était peut-être ça d'assister à la naissance d'une relation, et comme on dit que c'est la première impression qui compte... Alors mon cœur allait toujours battre à cette vitesse ? Comme j'en parlais, c'était bizarre, mais l'impression l'était aussi, comme si toute l'adrénaline que j'avais s'était délestée dans mon organisme, et me faisait perdre la tête. Bon, quand même, j'abusais un petit peu là... Dans les mots du moins.


« Je vais peut-être vous laisser partir en paix... »

Ce rictus, qu'est-ce que c'était ? Une pointe de déception peut-être. J'aurais bien voulu un camarade de jeu, quelqu'un pour me tenir compagnie, en apprendre plus sur lui.. Et puis, j'aurais le temps de le faire, sans doute, d'autant plus si il avait réellement dans l'idée de me recontacter. Mince... Et si ce n'était pas le cas ? Si il m'avait dit ça juste pour échapper aux vigiles avec une plus ou moins bonne excuse ? A nouveau je fronçais légèrement les sourcils, un peu septique. Rah, je n'étais pas paranoïaque, j'étudiais toutes les possibilités. Et puis si c'était un dangereux psychopathe, je lui avais donné toutes les informations pour me retrouver. Super ! D'un côté, il avait l'air sympathique. Et puis il était amusant. Comment ça, j'étais en train de le fixer étrangement et de l'analyser ? Bon, peut-être un peu. Quelque part, j'étais en train de me dire qu'il avait eu de la chance de tomber sur moi, parce que si c'était Lucas qui lui avait fait la visite, il ne s'en serait jamais sortit comme ça... J'étais trop gentille, je le savais bien. Mais moi aussi je mourrais d'envie de sortir de là, d'aller me promener, d'aller manger une glace, d'aller faire un tour en forêt, ou de ne rien glander devant la télévision...


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MessageSujet: Re: Viens, on a la clim ! / Pv ◄   Jeu 23 Fév - 15:20

Il était une fois... Un loup presque heureux.

Waouh… C’est moi où j’étais en train de m’extasier devant elle ?! J’étais plutôt surpris de son geste, et plutôt amusé, mon sourire ne pouvant s’empêcher d’avoir cet air stupidement mesquin. Vous savez, quand vous souriez mais qu’en fait vous pensez à autre chose et que du coup vous passez vraiment pour un psychopathe ? Et bien si elle n’était pas en train de rentrer ses coordonnées, elle aurait vu ce fameux regard de psychopathe qui pourtant me faisait passer pour un bisou ours… Contradictoire tout ça… Et puis ma règle numéro un, était de ne jamais me comparer à ces choses multicolores s'apparentant à des ours en peluche !



Au moment où elle redressait la tête vers moi, mon sourire s’effaça. Ce n’était pas le moment de faire un sourire pareil où j’allais vraiment la faire fuir ! Même si pour le moment elle n’avait pas l’air très farouche… Je n’allais pas m’en plaindre, hein ! C’était la première fois que j’essayais autant de ne pas faire fuir quelqu’un. Du moins… Je ne parvenais pas vraiment à décrire les expressions sur son visage, et même son sourire me restait mystérieux. Un mélange de déjà vu et d’inconnu. Sans doute le cocktail du mystère. Et il fallait avouer qu’il n’était pas si mauvais ce cocktail… La preuve j’en redemandais encore… C’était comme une première étape de passée. Non je n’étais pas en train de comparer notre rencontre avec un jeu vidéo. Mais si l’on partait sur le principe qu’elle avait mit sa bonne adresse et son bon numéro de téléphone, c’était comme un but à demi accomplit. Sur le coup je n’avais pas froid aux yeux… J’étais même persuadé que la première chose que j’achèterais en sortant d’ici, serait une toile et de la peinture. J’imaginais déjà l’état de l’appartement… Ce qui était sur, c’était que cette rencontre m’aura coûté de l’argent !


« Parfait ! »


Mon exclamation résonnait comme une évidence, aussi enjouée qu’hâtive. Chaque pas de plus m’engageait vers cet inconnu qui pourtant m’attirait telle sa robe rouge moulante. Il avait sans doute lui aussi une petite robe moulante aux couleurs des fleurs d’été cet inconnu. Mais mon anti folie était là pour rectifier mes pensées pour le moins… évasives. Mais pour quelqu’un qui ne se préoccupais pas vraiment des surprises du futur, j’en étais à vouloir en connaître tout les secrets. Heureusement le mystère de notre prochaine rencontre était bien trop précieux pour qu’on puisse me laisser poser mes pattes sur quelque chose d’aussi unique. Si ça se trouve il n’y avait plus rien à partir de cet instant. Peut être qu’on ne se reverrait plus, qui sait… Mais au fond de moi j’étais persuadé qu’elle viendrait. Il fallait bien que quelqu’un profite de mes talents d’artistes non ? Si ceux là existaient bien… Peut être allais je me découvrir une âme de peintre ! Mais ça c’était moins sur…

C’était la deuxième qui me tendait la main, à croire que c’était une coutume de se serrer la main à la façon aussi professionnelle qu’amicale. En même temps je ne sais pas à quoi je m’attendais… Je n’en étais pas au point de croire qu’elle allait me sauter dans les bras et m’embrasser avec ardeur avant de disparaitre ! J’avais encore les pieds sur terre même si en y réfléchissant ça aurait été sympathique… Mais ce n’était pas le moment de s’envoler ailleurs. Alors en souriant je glissais mon portable dans ma poche après avoir prit soin de jeter un œil rapidement aux notifications apportées et j’attrapais sa main pour la serrer dans la mienne et la relâcher. Ba quoi ? Je ne vais pas rester une heure à lui prendre la main. Non, il n’y a absolument aucune déception ! Ce n’est qu’une poignée de main les gens, on se calme ! C’était vraiment un fouillis mon esprit, et pourtant je n’étais préoccuper que par elle. Si ce n’était pas mignon tout ca ! Il y avait quelque chose qui clochait je le savais… Mais sa remarque eut le mérite de me faire sourire, mes sourcils se relevant de l’intérieur.


« On à cas dire que c’est pour une bonne cause… »


Une cause qui n’était sans doute pas si bonne que ça… Une cause qui sans doute se révélerait aussi dangereuse que ma prise de risque elle-même. Et pourtant j’étais allé trop loin pour reculer devant cette lubie folle qui m’avait aveuglé à un tel point que je me retrouvais dans cette situation ridicule. Et puis c’était déjà la fin, et tout autant le début d’un nouveau chapitre. Je crois que je vais devenir poète, car sur ce coup je me lâche ! Mais je crois qu’au fond c’était ce petit pincement au cœur qui me disait « Tu ne va peut être pas la revoir » qui me rendait étrangement pessimiste et donc poétique. Ouais, vous avez jamais remarqué que les poèmes sont aussi déprimants que la visite d’un hospice ? Même si sur le coup, je ne voyais pas le rapport entre l’hospice et elle. Elle qui m’échappait et qui pourtant venait tout juste de me donner un moyen de la rattraper ultérieurement et de la ramener à moi.

T’as cru quoi ? Que j’allais laisser son numéro de téléphone s’empoussiérer dans un coin ? C’était peut être le cas de beaucoup des numéros qui composaient mon répertoire, mais je n’oublierais pas d’utiliser celui là c’était sur. On aurait dit un gamin qui venait d’avoir sa première amie facebook. Dites moi que je ne ressemblais pas à ça s’il vous plait ! Quoi que je ne suis pas sur de vouloir connaître la réponse… Et puis sa phrase me sortit de mes pensées, me faisant prendre conscience que c’était l’heure de partir. Partir pour mieux revenir comme on dit ! Alors avec un sourire je plaçais ma main sur mon front avant de faire un signe d’au revoir en la laissant s’envoler furtivement dans l’air.


« Ouep. On se revoit bientôt de toute façon. »


Je lui tournais alors le dos dans un mouvement presque artistique, lui laissant une dernière empreinte de mon sourire mystérieux. Ba ouais, t’as cru quoi ? Il faut ce petit coté qui dit à lui seul : « J’ai hâte d’y être ! ». C’est mieux que de partir en faisant la gueule ! De toute façon j’eus à peine le temps de faire un pas que mon corps s’immobilisa avant de revenir lui faire face de loin et de lui dire presque trop fort sur le moment… :


« Au fait, je m’appel Jason ! »


Ca c’était fait… Ca lui donnerait un moyen de me reconnaitre pour quand je lui enverrais mon fameux mail non ? Même si à mon avis elle n’aura pas de mal à me reconnaître… Non, mais ça fait toujours plus classe de donner son prénom avant de disparaitre tel un fantôme insaisissable. C’est d’ailleurs ce que je fis, me retournant presque aussitôt après avoir prononcé mon nom avec ce regard complice. Mais ce coup ci je n’allais pas me retourner… Courant déjà après le futur, après ce qui serait la suite de ce conte. Car celui-ci ne venait que commencer, et j’entendais encore l’auteur de ce récit féérique prononcer dans échos le début de notre rencontre : Il était une fois …




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